mardi 17 juin 2014

Triathlon XS de Deauville

Ce triathlon nous l’avons programmé avec Cendrillon depuis longtemps. Gisèle m’en parle en hiver et vu que les inscriptions partent relativement vite, je m’inscris de suite, on verra de quoi l’avenir sera fait.
L’avenir a fait que Gisèle s’est cassée la cheville 2 mois et demi avant et elle ne pourra pas y participer. Elle se propose tout de même de m’y emmener afin de passer le WE ensemble avec les triathlètes de son club. Nous sommes logés dans un centre de vacances près de Deauville. Arrivées vendredi après-midi et je suis chaleureusement accueillie.
Il y a plusieurs triathlètes qui font le LD le lendemain. Ça fait franchement rêver mais patience et persévérance. Peut-être un jour....

Là donc si vous n’avez jamais vu le sketch « connasse à la piscine », on pourrait tourner un « connasse en vélo ».

-          Dites, les gars, siouplaît, vous pourriez regarder la hauteur de la selle de mon vélo ? ça me semble trop bas par rapport à ce que je vois…

-          Ah ben oui ma tite dame, on va mesurer la hauteur de votre entre jambes, multiplier par 0.883 et le résultat obtenu mesurer de l’axe du pédalier jusqu’au haut de la selle.

-          Mais ça m’a tout l’air des maths sup’, ça ! Trop compliqué pour ma petite tête, mais bon on va faire comme en cap apprendre à convertir km/h en allure par km. oh la la

-          Vas-y essayes le vélo

-          Ah ben non, c’est trop haut maintenant, je vais me casser la gueule, mes pieds ne touchent pas le sol quand je suis sur la selle. Comment je vais faire moi quand je voudrai m’arrêter ?

-          Mais le vélo n’est pas fait pour être arrêté, c’est pour rouler. Quand tu t’arrêtes tu descends...

-          Ah ben finalement c’est trop trop bien ! c’est vraiment beaucoup plus confortable et les appuis semblent plus efficaces ! Merciiiii !

Samedi nous passons toute la journée avec Gisèle aux alentours du parc à vélo et encourageons les copains et copines de son club qui font le LD. La journée est très belle, il fait chaud, leur parcours vélo est dur, ça n’a pas dû être évident pour eux.
Pour ma part j’attrape les magnifiques coups de soleil… pourtant j’ai emmené la crème solaire qui est restée dans… le gîte… (sketch N° 2 la blonde à la plage).

Enfin dimanche après une nuit très courte (heureusement que Gisèle ne dormait pas non plus à 5h00 du matin, du coup on a pu papoter) le jour J est arrivé pour moi.
Je ne sais pas ce qui m’angoisse le plus : la natation en mer ? bon j’ai déjà nagé en mer mais jamais en compétition et puis en vacances, façon brasse grand-mère….
Le vélo ? Le parcours est annoncé roulant mais avec quelques jolies bosses tout de même et j’ai juste commencé à rouler en vélo de route il y a un mois, très peu d’entraînement là dessus et pour les seules montées j’ai les montées sur les ponts de la piste cyclable du canal de l’Ourcq.
Une chose est sûre la CAP est le dernier de mes soucis, au moins ça…
Bon venons à l’essentiel : installation parc à vélo, 

enfilage de la combi et puis je vais tester l’eau… la matinée est grise et fraiche, il y a du vent je n’ai pas excessivement froid mais les mains parlent d’elles-mêmes : elles sont bleues…


Puis les participants sont rappelés sous l’arche de départ située à la plage. Nous sommes environ 700.
La marée est basse, sous les consignes de l’orga nous sommes invités d’aller tranquillement jusqu’à l’eau et pas courir et ensuite avancer dans l’eau gentiment jusqu’à ce qu’on puisse nager. Après donc il a fallu atteindre la première bouée tant bien que mal avec les vagues de face et à la 1ère bouée qu’il fallait contourner il y avait un embouteillage. Bon après tout ce périple on a pu commencer à nager les malheureux 300-350 m. avec les vagues qui arrivaient du côté. Je fais ce que je peux, j’alterne brasse et crawl. La visibilité est quasi nulle, heureusement que je distingue quelques bonnets devant moi. Enfin j’aperçois la bouée. Le temps d’arriver jusqu’au là je m’aperçois que j’ai été déportée par les vagues et il faut remonter pour la contourner à ma droite.
Bon sortie enfin, ouf ! Je me retourne et je vois que derrière moi il n’y a pas grand monde…
De nouveau traversée de la plage en courant, là il faut se rincer les pieds sous la douche parce que je me vois mal enfiler les chaussures avec tout ce sable et ensuite pédaler et courir avec.
Tout ce périple m’a pris 24’
Transition : il faut enlever la puce et retirer la combi. La combi reste coincée à la cheville gauche. Pas de panique au point où j’en suis, je me fous par terre et me débarrasse de la combi. Maillot, porte dossard, chaussures sans chaussettes, casque, lunettes… à priori j’ai tout. C’est parti… Arrivée à la moitié dans le parc à vélo je m’aperçois que j’ai oublié ma puce. Ça m’est déjà arrivé à Enghien, je deviens la spécialiste de l’oubli des puces. Demi-tour. Un Monsieur fait de même. Le speaker : Monsieur vous avez oublié quelque chose ?
Oui, la puce !
Comme moi, je dis au speaker.
Il rigole : ah Tatiana elle aussi a oublié sa puce mais je la connais, elle a une ferme intention de remonter la tête de la course…
La tête de la course je ne sais pas mais j’ai la ferme intention de remonter, non mais…
Le vélo de route (et bien réglé de surcroit) ça file et je double pas mal de monde. En même temps la plupart sont en VTT et VTC, c’est pas compliqué.
Le problème que ce n’est pas tout plat. Et en montées je suis carrément nulle. Il y a une côte où tout le monde marche, j’essaye de pédaler mais très vite je descends, pas envie de me fusiller les jambes pour la CAP.
Avant un virage les bénévoles préviennent : virage dangereux. Je ralentis et pourtant la roue glisse à cause de plein de gravillons sur la route et je manque de tomber. Pied au sol mais le problème que ça part après en côte et je suis sur le grand plateau et petit pignon. J’essaye de changer les vitesses, ça fait khrrrrrr. Mais c’est pas possible, au mieux je vais dérailler, au pire je vais péter la chaîne (et c’est le vélo qu’on m’a prêté). Heureusement je m’en sors sans dommage mais le paquet de gens que j’ai redoublé juste avant me redouble, arghhh…. Pas grave je les reprendrai après. Il y a aussi une portion de route étroite, plein de petites bosses et gravillons, j’ai la trouille bleue, la roue part dans tous les sens.
Une descente très raide vers Deauville, où j’ai l’impression de rouler à une vitesse hallucinante la main sur le frein, sinon je partirai dans le décor. L’arrivée vers le parc, encore un peu de bagarre avec 2-3 concurrents. Stefanie m’attend et encourage. Elle fera le M dans l’après-midi. Maintenant je commence ce que je sais faire : la course à pied. Quelques gorgées d’eau et c’est parti, à la sortie du parc dossard tourné sur le ventre, l’arbitre me félicite. Ah oui, si j’arrête d’oublier ma puce, bientôt ce sera le rodage presque parfait. Le parcours est plat, le long de la mer, une partie sur les célèbres planches de Deauville, un vrai régal.
Là je donne ce que je peux et continue à « manger » les concurrents un par un tout le long.
De nouveau Stefanie sur le parcours qui me mitraille avec son appareil. Merci !
La vitesse en CAP est bonne entre 11,5 – 12,0 km/h malgré la sensation habituelle après le vélo « jambes en coton ». Ce n’est pas « tout bitume » il y a les portions herbe et chemin.
Je souffle comme un bœuf mais pas l’impression de trop souffrir. Une bénévole me dit : vous êtes en surrégime ma tite dame, c’est pas bien ! heu, celui qui me verra courir en footing en compétitions n’est pas encore né.
L’arrivée ! Je suis heureuse, je pique un sprint, je suis encouragée par Gisèle et les triathlètes de son club.

En natation j’ai laissé que 7 personnes derrière moi sur 621 (la honte). Ensuite j’ai remonté 57 personnes en vélo et course à pied.
J’ai mis 2h00 pour faire 350 m. (peut être un peu plus) de natation avec la traversée de la plage et rinçage des pieds, 22 km. de vélo et 5 km. course à pied, transitions incluses.


Les progrès à chercher sont sûrement dans l’entrainement vélo, en natation ce sera minime.
L’analyse des résultats c’est une chose, mais l’essentiel que nous avons passé avec Gisèle le WE magnifique et je la remercie infiniment. J’espère l’année prochaine on réussira faire quelques tri ensemble. Que les blessures nous épargnent ! C’est tout ce qu’il compte.


Première médaille de triathlon ; elle est belle !

dimanche 18 mai 2014

Triathlon d'Enghien les Bains : que du bonheur !

Mon 1er triathlon c'était il y a tout juste un an : ici même à Enghien les Bains, format XS. Je n'ai pas eu l'occasion d'en refaire d'autres depuis.

L'année dernière c'était un peu : je pars à l'aventure et je vois comment ça se passe : bien que je nageais régulièrement, je n'étais pas encore à l'aise en crawl, du coup j'ai nagé en brasse ; en ce qui concerne le vélo n'en parlons pas : 0 entraînement, VTT de 18 kg. et la cerise sur le gâteau (ceux qui s'en souviennent en rigolent encore) fourche et freins à l'envers (à ma décharge il m'était livré comme ça et en bonne pratiquante du vélo que je suis, je n'ai rien remarqué). La course à pied ça a été, c'est mon sport principal quand même ! J'ai terminé avant dernière sous les sirènes de la moto balai :)
Cette année j'ai nagé très régulièrement le crawl en club de triathlon, à raison de 2 fois par semaine entre 1500 et 1800 m.), plus à l'aise bien que lente (sans pullboy il me faut environ 15' pour les 500 m), en vélo pas beaucoup plus d’entraînement et je ne vais toujours pas plus vite avec mon VTT et une amélioration considérable cette année en CAP.
Le point positif : 10 jours avant le tri on m'a prêté le vélo de course, j'ai pu faire que 4 entraînements de 11-12 km. avec et ce sans pédales automatiques et pu atteindre les vitesses lumière entre 25 et 30 km/h (oui, oui pour moi qui traîne avec le vtt sur la piste cyclable toute plate, à 15-16 km/h de moyenne, ça en est).
Le jour J est enfin arrivée. Comme l'année dernière je réquisitionne mon fils aîné pour m'y emmener. Nous arrivons assez tôt sur place, histoire d'avoir une place de parking facilement.
Il fait super beau, c'est un vrai plaisir, contrairement à l'année dernière où ça caillait. 
L'eau néanmoins n'est pas plus chaude : annoncée à 15°

Retrouvailles avec les copains du club et puis il faut s'installer dans le parc à vélo avec tout l'attirail. Marquage du bras et du mollet. Cette année j'ai quand même la chance d'avoir le N° 31 et pas N° 69 ! En arrivant vers mon emplacement je vois Stefanie, ça me fait très plaisir de la revoir : notre seule rencontre date de 2009. Un peu de papotage, Stefanie est une triathlète beaucoup plus agguérie que moi !
Je m'ensaucissonne dans la combinaison (pas encore dans Larousse ce mot?), il faudrait. Il est temps d'aller au départ. C'est pas comme l'année dernière, l'année dernière on a commencé à nager de suite et là il faut nager jusqu'à la ligne de départ 100 ou 150 m. et après faire un peu d'aquajogging en attendant dans l'eau qui … n'est pas limpide, restons poli et ça pue un peu la vase.
C'est parti ! Oh la la la, pendant 3-4 min j'ai pris plein de coups et cru que j'allais me noyer... Devant tu essayes d'éviter les coups de pieds dans la figure et derrière et sur les côtés tu prends les coups de bras.
je me suis déportée à droite et commencé à nager bien comme il faut en crawl, respiration en deux temps. A deux reprises, va savoir pourquoi prise un peu par la panique, heureusement que je sais me calmer. Il y a certains qui nagent sur le dos, déjà de face on voit pas grand chose, alors de dos... Comme impression qu'il n' y a pas beaucoup de monde derrière moi.
Ouf enfin c'est fini ! 


Sortie  un peu tétanisée, n'arrive même pas à attraper le cordon pour tirer sur la fermeture éclaire de ma combi. Heureusement mon fils est là, je lui demande de tirer un peu sur la fermeture, l'aide extérieure est interdite paraît-il, mais franchement je m'en fous et puis c'était juste un petit coup de pouce. ;)

Mon emplacement vélo est à l'autre bout du parc, il y a quand même plus de personnes dans le parc que l'année dernière. Alors certains même par 25° se changent complètement, euh...
Je me débarrasse de ma combi, j'ai enlevé la puce de la cheville pour retirer la combi,  mis casque, porte dossard, lunettes et c'est re-parti.
J'enfourche le vélo déjà sur le grand plateau, la 1ère partie en grande partie c'est un faux plat montant. Quelques centaines de mètres après aperçu que j'ai oublié de remettre ma puce, quelle gourdasse ! Je m'en fiche avec ma garmin 910 XT triathlon j'aurai tout : par discipline et par transition.
J'essaye de ne pas trop jouer avec les vitesses par peur de m'emmêler les pinceaux. Quand même par endroit je suis passée sur le plateau moyen et changé légèrement de pignon quand le faux plat était bien prononcé.
Et bien l'année dernière j'ai croisé les 1ers qui revenaient en début du parcours, là je les ai croisé beaucoup plus loin. Je double même du monde ! Bon ok, la plupart étaient avec les VTT ou VTC,  on avait beau à me dire qu'il faut appuyer sur les pédales avec mon vtt, le vélo de route ça roule presque tout seul ! 

Doublé une bonne dizaine de personnes et ce jusqu'au bout du parcours vélo.
Petite transition de 1'05, j'attache ma puce que j'ai oublié.
Allez, c'est parti pour la CAP, partie où j'ai de l’entraînement, il n' y a pas de mal.
Madame, le dossard ! Ah oui, il faut le tourner sur le devant, pardon ! (pfff, pfff, encore quelques habitudes à prendre)
Sauf qu'après le vélo ce n'est pas franchement une partie de plaisir : la sensation « je patauge dans la semoule ». Malgré cette sensation mon garmin indique plus de 12 km/h. Bon, quelques centaines de mètres plus tard ça se calme un peu et je maintiens une moyenne de 11,7 km/h en doublant encore 10-12 personnes. Une fille à la fin n'a pas trop apprécié et je vois qu'elle tente de me rattraper. Peine perdue !
J'entends vasy-y Tatiana, je ne sais pas trop de qui ça venait mais Stefanie m'a attendu à l'arrivée (elle termine en 53'), on a échangé nos impressions.
Terminé en 1h05 (11' de gagnés par rapport à l'année dernière) :
les 480 m. de natation (ramassé 80 m. en prime en nageant pas à la trajectoire et déporté à droite) en 15'04 ; transition natation-vélo 4'51  (possibilité d'amélioration?) ; vélo 11,16 km. pour 28'43  vit. moy. 23,3 km/h (là je pense qu'il y aura une marge de progression avec de l'entraînement) et puis course à pied je suis très satisfaite 15'09  pour 11,7 de moyenne avec une nette amélioration par rapport à l'an dernier, je pouvais pas rêver mieux après le vélo.
Prochain triathlon normalement le 15 juin à Deauville. Il faudra avaler de l'eau salée, beurrkk.
C'est Gisèle, notre Cendrillon qui m’emmènera, on devrait faire tous les tri ensemble cette année mais elle a eu une bonne idée de me faire un faux bond en se cassant la cheville. :( Mais quoi qu'il en soit, on y va ensemble.

Puis quand même un tit comparatif : vélo 2013 et vélo 2014, il n' y a pas photo !

PS: triathlon superbement organisé et bénévoles toujours très chaleureux, je reviendrai! peut être l'année prochaine sur le format M si l'entrainement vélo suffisant et les progrès qui vont avec.

lundi 17 mars 2014

Semi-marathon de Val de Marne : pas prévu au programme !

Voilà après le semi de Paris où je voulais passer sous les 2h00 et avec un 2h00’01  à l’arrivée même si j’annonçais que « on n’est pas à deux secondes  près » et c’est vrai ;)
Tout de même ces 2 secondes me sont restés un peu en travers (prendre au second degrés) =D et puis vu que mes prochains objectifs ce ne sont pas du tout les semi marathons, je n’ai pas voulu remettre ça à beaucoup plus tard et je n’ai rien trouvé de mieux que m’aligner sur le départ du semi-marathon de Val de Marne.
Pour la semaine de récup’ après le semi de Paris j’ai fait extrêmement fort : 90,68 km au compteur:

10,98 CAP
47,69 de rando
29,81 de vélo de route
2,20 de natation

Il faut dire que j’ai quelques jours de congés, il fait super beau et malgré quelques courbatures je pète la forme !

La deuxième semaine était un peu plus calme heureusement…

Je sais que je ne serai pas toute seule au départ du semi de Nogent : Martine et Aude seront là, Fatiha et Gisèle en supportrices, j’ai la surprise de découvrir le matin même qu’Anaïs fait le semi aussi, Fred est là en photographe.

La journée est belle comme pour le semi de Paris sauf même en mieux : il fait beaucoup plus chaud. Est-ce vraiment mieux ?

Martine me demande si je vais chercher les 1h59. Euh, peut être bien même 1h58 si tout se passe bien…
On est avec Aude sur la ligne de départ, Aude devrait courir son semi en allure marathon cad 2h05-2h06.
Mais elle décide de faire les 5 premiers km. avec moi, sa mission du jour est de freiner mes ardeurs et ne pas me laisser partir à 11 km/h. 10,8 max. Et oui, ça a toute sa différence.
C’est parti !


Au début le peloton est dense, on se croirait au semi de Paris, ça va vite, ça double… on est un peu emportées par le flot. Aude me rappelle régulièrement qu’on va « un peu trop vite ». Oui un peu… mais le cardio est correct et les sensations sont bonnes aussi… autant d’en profiter. Premier passage sur le pont, pfiou, faciiile !
Ça se décante peu à peu, maintenant on peut courir sans craindre de se faire marcher sur les pieds et admirer les bords de Marne par un soleil magnifique et cette nature printanière. Avec Aude on échange quelques mots : un peu, pas beaucoup, parce que on va quand même un peu vite !
km 1-5: 5’37  - 5’34 – 5’34 – 5’29 – 5’29, 

là Aude décide de se remettre dans le « droit chemin » et continuer à l’allure marathon.

Les 5 suivants sont faits : 5’28 – 5’36 – 5’37 – 5’31 – 5’32 Pas si mal non plus.

Environ au 10 km. il y a Gisèle et Fatiha qui me disent : mais qu’est-ce que tu nous fais là ? C’est l’effet nouvelles chaussures ? Oui, pour la 1ère fois de ma vie je cours en Nike. Je parlerai de ce test plus tard. Tout ce que je peux dire pour l’instant, qu’elles courent vite les nike !

Après le 10ème km. je décide enfin de prendre mon gel… mais…. J’ai mal déchiré le coin, il n’y a rien qui sort et vous croyez que j’ai le temps de me bagarrer avec un gel si je veux passer sous les 2 heures ? le gel repart dans la poche, il faudra attendre le 15ème km. maintenant pour attraper un morceau de sucre.
Ça commence à devenir plus dur, plus chaud aussi, pfiou, pfiou, saurais je tenir jusqu’au bout ?

Kms 11-15 : 5’33 – 5’38 – 5’39 – 5’39 – 5’36

Devant moi une fille avec son prénom sur le t-shirt, je l’ai suivi pendant un long bout de temps, elle lâche et commence à marcher….
Au 16ème je croise Fred et Martine, Martine a dû arrêter à cause d’une douleur au pied…

Après le 17ème  4ème re-passage sur l’un des deux ponts: il se fait sentir celui-là.
Aussi il y a une fille devant moi qui se fait encourager souvent sur le parcours par les membres de son club : vas-yyyy Coco ! ne lâches rien Cocooo !
A force je grignoterai aussi Coco et quelques autres coureurs.
Il reste que 4 km. mais là c’est vraiment dur, là j’écoute les coachs des autres coureurs : alleeez, il faut s’accrocher, c’est là que ça commence au mental ! oui, oui il faut que je ressorte le mien !
Et j’y arrive ! j’arrive même à accélérer dans les deux derniers km. Je double les Messieurs qui commencent à marcher. Une tape dans l’épaule : allez, ne lâchez pas !
Un des deux qui me dit : vous n’avez pas de bière dans votre gourde ?
J’ai pas le temps de répondre mais quand même les gars, la bière c’est en récompense après l’arrivée pas 1 km. avant.

Mes supportrices Fatiha et Gisèle sont là, Gisèle dit : ça y est tu les as tes moins de 2 heures ! Là je sors le sourire juste pour la photo, parce que je suis vraiment cuite ! bon ok, ça se voit pas ;)

Oui mais encore une ligne droite, entrée dans le stade et presque un tour entier pour doubler encore quelques-uns et terminer au sprint. J’appuie sur le bouton : 1h58’ yeah ! Je l’ai voulu, je l’ai eu ! (1h58’26 temps officiel)

Km. 16-21 : 5’44" - 5’37" – 5’48" – 5’37’ - 5'35" – 5’30" et 4’51" pour les derniers 180m.

J’attrape un gobelet d’eau, je me tiens à la barrière. Les gens qui ont terminé juste derrière moi me félicitent… euh, oh… pourquoi ? peut-être parce que ça se voyait que j’étais vraiment dans le dur et n’ai rien lâché ?
J’ai le plaisir de partager ma joie avec Fred, avec mes copines… et puis oui : une bière après, bien méritée !

Merci à vous tous pour votre soutien !


PS Le niveau assez élevé: 904 sur 1097 arrivants, 51 VF1/79

lundi 3 février 2014

5 km. Foulées de Vincennes et... le podium!

Précédemment dans Desperate Houswifes coureuses, il y avait une Tati désespérée qui voulait vraiment progresser…. Mais ça ne lui réussissait pas trop cette histoire. Jusqu’au jour où elle s’est rendue compte que peut-être il fallait autre chose pour progresser que courir (même beaucoup).
Du coup les pistes de progression étaient nombreuses : natation en premier lieu pour renforcer le haut du corps et me tenir plus droite en course et ce qui améliore les capacités respiratoires, une meilleure alimentation et la perte du poids même si esthétiquement parlant je n’avais rien à perdre, la musculation-abdos-gainage (ce que je ne faisais absolument pas avant ou alors ça durait 10 jours à chaque fois) et suivre l’entrainement structuré en permanence avec les fractionnés.
ça a payé sur mes 2 derniers 10 km ce qui doit logiquement se répercuter sur 5 km. Mais quand à l’entrainement tu tiens difficilement 10’ à 12 km/h et c’est dur tu te poses quand même la question comment encore baver 15’ supplémentaires à cette allure et pas sur piste.
5 km. Foulées de Vincennes, la course que je fais depuis quelques années déjà, c’est aussi un grand RDV des copines CAF et le resto après. D’ailleurs on y va plutôt pour ça, chrono ou pas chrono.
Cette année c’est une grande nouveauté à cause d’affluence : les organisateurs ont séparé le 10 km. en 10 km « élite » (chrono moins de 50’ sur justificatif)  et 10 km. populaire et le 5 qui part en même temps.
Cette fois je n’arrive pas vraiment en avance, j’ai juste le temps de retrouver Mia et Fatiha, récupérer le dossard, sortir de mon pantalon et ma veste (brrrr, ça caille malgré un soleil généreux) et aller déjà sur le départ. Même pas le temps de m’échauffer et Mia prend le départ côté « impair ». Pfiou.
Ça part sur les chapeaux de roue, je cours vite mais les sensations sont très bizarres, une petite faiblesse dans les jambes et j’ai l’impression de ne pas avancer. 1er km. 12,3 km/h, 2ème 11,9, 3ème un grand faux plat descendant 12,6 je souffre à peine pourtant je suis incapable d’accélérer plus, 4ème 11,9 de nouveau et puis le 5 et le 10 km. se séparent, 10 km. à droite et 5 km. tout droit vers l’arrivée… je regarde le chrono et il y a un truc qui cloche : je suis à 22’ Arrivée en 22’25. Ben voyons ! Il manquait 400m40. purement et simplement. Sinon ramené au 5 km. ça donnerait 24’35. Le chrono d’il y a un an c’était 26’19 pour 5 km. et là ils ont légèrement modifié le parcours...
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Quelques minutes après je récupère Mia et Fatiha, je suis à mon grand étonnement (et à leur grand étonnement aussi) très fraiche, même pas agonisée comme après les très courtes distances. Je leur dis : je vais quand même regarder le classement par curiosité et là une grande surprise : je suis 1ère VF 1  Surpris(non, non je n’étais pas toute seule comme m’a dit mon mari !) 1/65 ; 12/220 femmes et 86/402 classement général.
Là même si on a faim et on a soif et on est pressées d’aller au resto, on est OBLIGEES d’attendre la cérémonie des récompenses, c’est une grande première qui n’aura pas surement lieu très souvent autant d’en profiter.
Pour la 1ère fois aussi cette cérémonie a lieu à l’intérieur de la mairie dans une magnifique salle des mariages. Sourire
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Merci à Mia, Fatiha et Fred pour les encouragements et les photos aussi, à Fred pour son plan d’entrainement semi qui fonctionne toujours aussi bien et puis oui, tout arrive, après quelques années d’obstination et d’acharnement ça paye enfin et le pire que je n’ai même pas marre (non c’est le meilleur).Cool
Et… champagne !
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lundi 20 janvier 2014

Foulées du 14ème et programme 2014

En  2014 ma bonne résolution: c'est de travailler le court et m'améliorer en vitesse. Après avoir considérablement amélioré mon chrono fin 2013 sur 10 km. (Corrida de Houilles), j'ai plusieurs petites distances et le semi en vue pour le 1er trimestre 2014. Donc entamé prépa semi récemment.
Même topo: 2 entraînements natation par semaine, 3 CAP: 1 en endurance, 2 fractionnés courts, 3 sortie longue avec allure 10 km. et semi.
Début de l'année 1ère course Foulées du 14ème que j'ai décidé de courir en allure semi (on en reparlera).
Cette course je l'ai faite une fois en 2009 il me semble, ça date.
Réveil très matinal et direction Denfert Rochereau. Je me dis quand même à chaque fois qu'il faut être pas bien dans sa tête pour se lever si tôt un dimanche matin.
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Arrivée sur les lieux, je retire le dossard, je patiente et retrouve Kalone, Martine et Fred dans les vestiaires. C'est très sympa de ne pas être seule :).
C'est parti pour l'échauffement avec les filles. Fred est en mode photographe. On s'interroge sur les objectifs et j'annonce aux filles que je n'ai pas envie de me défoncer aujourd'hui et je vais tester mon allure semi (10,8 km/h). Martine me dit: ce sera un bel entrainement alors. Voui...
On se place, pas beaucoup trop derrière tout de même, il y a beaucoup de monde.
Hop, c'est parti. Je démarre un peu trop vite, il faudrait ralentir Content mais mon rythme cardiaque est bas, je me sens bien alors je continue entre 11,3 et 11,4 km/h. Vers le 5ème km. (enfin je crois) je vois Fred rouler en vélib. Il me dévance, descend de son vélo pour me prendre en photo. Je rêve Coquin Merci Fred!
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ça commence à devenir un chouïa dur quand même, le parcours est une belle succession de faux plats montants comme descendants. La météo est juste comme il faut, mais il faut que je pense de m'habiller moins chaudement, j'ai mis un maillot assez épais, j'ai chaud. Dans le 9ème et 10ème km. (faux plat montant) mes forces m'ont légèrement lâché mais rien de grave. A l'arrivée un 53'36": 30" de moins par rapport à la Corrida de Houilles.
Une petite soupe à l'arrivée, papotage avec les filles qui ont très bien réussi leur course (je les ai bien fait marrer en annonçant le résultat) Sourire Ben oui,moi et mes bonnes résolutions courir une course à l'allure d'une autre ça ne tient pas trop la route pour l'instant. Embarassé
Je suis contente, je vais continuer dans le même programme et au printemps j'introduis le vélo, quelques tri courts prévus en 2014: Enghien, Deauville, Torcy et Gérardmer. Un seul marathon cette année en septembre: celui de Tours.

dimanche 29 décembre 2013

Corrida de Houilles: un peu plus qu'un RP

10 km. Quoi de plus banal comme distance ? En même temps qui fait si souffrir... J'ai commencé en 2008 avec 1h01 à la clé, après j'ai progressé mais stagné pendant des années à 58-59'. Rien à faire. Les départs trop rapides, pas d'entraînement spécifique 10 km., pas en forme... Alors qu'en 2012 début 2013 j'ai trouvé la recette de progression et amélioré mes chronos sur toutes les distances (dont un 56' au 10 km. de Houilles), le 2ème trimestre 2013 m'en a fait voir de toutes les couleurs :
mai-juin : hémorragie pendant 1 mois et ½ (re-bonjour le taux de fer, tardyferon est mon ami!) Tournée chez les médecins
Juin : déménagement au boulot et 2 crèves consécutives.
Juillet : prépa marathon avec une belle tendinite au genou à la clé.
Diagnostic posé fin juillet : fibrome.
Août semi marathon que j'ai tenu à courir au lieu du marathon pour achever mon genou et terminer dans la tente des secours avec un fauteuil roulant. En même temps c'était à Québec, hein...(j'ai une bonne excuse à ma connerie). Arrêt de 4 semaines de CAP, au retour séances de kiné et la reprise vers fin septembre qui fait rendre compte que progresser c'est si difficile et régresser c'est trop facile...
Octobre : comme tous les ans mois de folie au boulot, organisme affaibli encore une crève avant l'opération.... à peine sortie de l'hôpital j'apprends le décès de Sabrina...
Novembre : re-crève (non mais c'est bon, j'ai compris et je renonce au semi de Boulogne).
Je crois que physiquement et moralement je suis au fond du trou.Mais quand c'est comme ça je n'ai qu'une seule envie : c'est de repartir de plus belle.
Je continue mes entraînements natation avec le club de triathlon, je bouffe les fractionnés courts et longs, l'allure spécifique 10 km. que je souhaiterais avoir : entre 11 et 11,2 km/h, je surveille mon alimentation et essaye de ne pas en faire trop pour ne pas tomber en surentraînement.
Ça paye et je vois une nette progression à mes entraînements, la FC a baissé et l'allure en endurance a nettement augmenté : je suis entre 8,6 et 9 km/h en endurance ! C'est vraiment du miracle, j'étais vers 7,5 pendant des années !
Le 15 décembre un test sur 10 km. Courir pour le plaisir. Malgré un chrono satisfaisant 55'49 , je pense que je peux faire mieux...
Et c'est reparti pour 2 semaines d’entraînement pour terminer l'année par la course avec mon club : la Corrida de Houilles.
La course est difficile : 3 boucles, beaucoup de virages et 3 fois la cote à passer...
La confiance n'est pas vraiment là.

Mais bon voilà le départ est donné il faut essayer de tenir... on est pas mal gêné au départ, il y a beaucoup de monde. Tant mieux comme ça je ne partirai pas sur les chapeaux de roue. J'écoute une musique en boucle. Il y a Cendrillon sur le bord de la route, elle ne m'a pas dit qu'elle serait là, c'est une très belle surprise de la voir, avec Gisèle on se soutient énormément et on a prévu plusieurs tri pour 2014.
Les gens de mon club qui encouragent aussi.
C'est dur mais gérable. J'ai juste un peu lâché dans la 3ème cote.
A l'arrivée un 54'04  pour 10 km.50 m. Ravie tout simplement.


Cette course est pour toi Sabrina, tu m'a toujours encouragé, félicité, conseillé... et je crois bien que cette année tu m'as fait un des plus beaux compliments :

« ouai, et pour avoir croisé Tati après une course 10 km aux buttes chaumont qui l'avait épuisé, bien avant qu'elle pête tous ses chronos,à la voir si lessivée d'avoir tout donné, je peux te dire que ce jour là, j'ai trouvé que c'était vraiment pas la vitesse qui donnait plus de mérite aux coureurs, loin de là ! c'est l'opiniatreté et l'obstination, même quand on est à la peine...Tati ce jour là tu m'avais touché.... moi je dis respect! "

Je ne l’oublierai pas....

mercredi 4 septembre 2013

Semi marathon des Deux Rives en claudiquant

Le marathon des Deux Rives au Canada ça devait être mon 9ème. Je me réjouissais de le faire, le voyage au Canada nous en rêvions depuis longtemps, nous avons de la famille au Québec.
L’année dernière quand mon mari a annoncé qu’il aimerait qu’on aille enfin au Canada, la première phrase qui est sortie de ma bouche c’était : Le Marathon des Deux Rives ! (et oui, je me suis renseignée déjà avant au cas où si on irait un jour)
La prépa se passe bien malgré quelques déconvenues (chaleur et quelques soucis de santé). Malgré tout je mets les bouchées doubles (4 entrainements CAP par semaine et au minimum 2 de natation) et je progresse.
Dire que je m’imaginais déjà à l’arrivée. Après tout j’en ai couru déjà 8 marathons sans aucune blessure, pourquoi ce serait autrement pour celui-ci ? Les blessures comme les renonciations aux courses, je les compte sur les doigts d’une main.
A un mois du marathon et à deux semaines avant le départ, après une sortie longue une douleur au genou droit (j’avais déjà un souci avec ce genou il y a trois ans, mais réglé très rapidement). La douleur à froid (après être assise longtemps et dans les descentes des escaliers) qui disparaissait quand je courais. C’est le mois d’août trop tard pour aller chez le médecin qui est en vacances et encore moins pour chercher le kiné.
J’ai pu faire ma prépa jusqu’au bout, jusqu’au départ. C’est une fois arrivée là bas que le genou s’est manifesté véritablement. Je me mets au repos pendant une semaine, après tout paraît-il qu’il faut faire du jus ! Et puis je suis en vacances et avec tout ce qu’on avait à visiter (dont les chutes du Niagara !) je n'y pense pas trop. 
Repos, voltaren, la douleur disparaît. Un footing de 30’ 4 jours avant le départ et là c’est vraiment la cata : je boîte, montées et descentes des escaliers en crabe.
Je dois me rendre à l’évidence que pour le marathon c’est mort mais il y a la possibilité de changer le dossard pour 10 km. ou le semi moyennant les frais de 10 dollars dans la limite de places disponibles. Les trois courses (10 km., semi et marathon se courent le même jour et le départ est donné à la même heure aux endroits différents du parcours. Temps limite pour toutes les courses : 6h00 pour le marathon pour les marcheurs et coureurs lents : 7h00 départ 1h00 avant.
Le vendredi 23 août nous allons à Québec. La ville est magnifique et il fait très beau. Nous nous rendons au Palais des Congrès, j’ai l’intention de changer mon dossard pour 10 km. Il n’y pas plus de place pour le 10, tant pis pour mon genou je ne peux pas renoncer complètement à cette grande fête et change pour le semi. Mon mari un poil agacé me lance : je trouve ça complètement débile mais tu fais comme tu veux après tout ! Ouais,sur ce point on est bien d’accord, je sais que c’est débile mais je le fais quand même…
Et samedi en me voyant descendre les escaliers il dit : ah bah dis donc et ça, ça va courir un semi marathon demain !
Le matin du départ mon mari m’accompagne au point de transfert. Nous sommes transférés par les schoolbus au départ à Lévis (sur l’autre rive).

Le temps est splendide et l’ambiance est super aussi, dommage que je ne connaisse personne avec qui papoter (ah oui c’est ça l’habitude des RDV CAF !). Les meneurs d’allure ici on les appelle « les lapins de cadence » pourquoi se prendre au sérieux ! je me place sagement derrière « la lapine de cadence » de 2h30 mais là je crois bien que c’est mort pour les 2h30 aussi (nan mais je rêve !)
Le 1er km. je le trottine gaiment à 7,5 km/h mais si continue comme ça c’est tout bon ! Très vite mon genou me rappelle à l’ordre, il y a des montées et des descentes, je suis obligée de marcher ou essayer de trottiner. Magré ma « vitesse » je ne suis pas toute seule, il y a des gens autour de moi, pas mal de spectateurs qui nous encouragent de tout cœur. Vers le 8ème km. mon genou a enfin chauffé et je peux courir tant bien que mal, mais de nouveau une descente de 2 km. du pont de Québec et je suis obligée de remarcher. Les spectateurs, les cyclistes disent c’est super ce que vous faites, le panneau : Run for your life me donne les larmes aux yeux.
A partir du 10ème km. j’ai pu courir entre 7 et 8 km/h. Les 1ers marathoniens me doublent peu après.
 Je commence à souffrir de la chaleur. Malgré tout je jette régulièrement un coup d'oeil à mon chrono, on aurait tout vu !
vers le 20ème km. la douleur devient plus forte je remarche un peu. Une dame me félicite, dit que c’est génial ce que je fais, elle fait un peu de course à pied et en me regardant ça lui donne envie d’en faire un l’an prochain (mon dieu, pourtant là je n suis pas un très bon exemple). Enfin l’arrivée, la foule est nombreuse le long des barrières, les gens crient leurs encouragements et félicitations, tapent dans la main. je franchis la ligne d’arrivée avec quelques semi marathoniens et les marathoniens qui arrivent en 3h05 ! mais avec autant de joie comme si je battais mon RP.
Ma famille est derrière les barrières (je leur ai donné une fourchette très précise : entre 3 et 4 heures, mdr), je marche quelques dizaines de mètres, récupère ma médaille, le ravito et là c'est fini, je ne peux plus poser mon pied par terre. Les secours me proposent le fauteuil roulant et passage dans la tente médicale, je suis obligée d’accepter. Mon mari me rejoint là bas. Il y a des gens qui sont en état encore plus pitoyable que moi : grelottant sous la couverture malgré la chaleur, sous perf, crampés.
La dame qui marchait à côté de moi je ne sais pas comment mais elle m'a retrouvé pour me féliciter.
Après le glaçage et les étirements, les secours ne peuvent plus grand-chose pour moi, le kiné diagnostique le syndrome d’essuie-glace.
Le retour à l’hôtel fut un enfer : 2 km. Dont 1 en montée raide en plus d’une heure avec une escale bière tout de même, non mais !
Voilà le plus dur n’est pas finalement de renoncer au marathon mais de ne pas savoir pour quand la reprise et sûrement perdre un peu (beaucoup)d'acquis.
Aujourd'hui (10 jours après) je marche normalement mais je ne peux pas encore aligner trois foulée, la douleur revient. Donc direction médecin.
Mais le moral est bon, je songe même m'inscrire au club du triathlon. Si je ne peux pas recourir de suite au moins ça me permettra de m'améliorer en natation.
Autrement c'était un superbe séjour avec  visite de: 
Montréal et son jardin botanique
 
 les Chutes du Niagara, 

Upper Canadian Village, 
 le village des hurons, 
 
 le Vieux Québec,
 le Canyon de Ste Anne et la tyrolienne
,  
les baleines de l'estuaire de St Laurent







 et de très bons moments en famille. 






Il n' y a pas que la course à pied dans la vie. :) Reprise du boulot aujourd'hui... un peu dur...