lundi 21 septembre 2015

Marathon de Tours: toujours aussi dur!

Préambule : 
Cette année elle n’est pas comme l’année 2014. Cette année les RP ne tombent pas en pluie comme l’année dernière. Cette année est l’année d’autres défis : le marathon du lac Baïkal qui m’a laissé sur les rotules pendant 2-3 mois et puis j’ai commencé à récupérer le semblant des bonnes sensations vers fin mai-début juin mais après on était plombés par la canicule. 8O 
Et puis d’autres défis : me lancer en triathlon sur les distances supérieures : 2 « M » bouclés avec succès.
Je cours peu et suis environ à 90 km/mois au mois de mai même 60. Youhou ! mais je fais beaucoup de vélo, à tel point que ça devient mon activité préférée…

Pourquoi le marathon de Tours ? 
ben je ne sais pas… ça m’a pris fin juillet, comme une envie de…
Mais si en fait, je sais : faut peut-être tu te rappelles, ma grande, pourquoi tu as commencé à faire du triathlon : c’est pour t’améliorer en course à pied, principalement. Et avec tout ce que tu cours en ce moment, c’est pas gagné. Il me faut un objectif là, tout de suite pour me remotiver. Je sens mal une prépa pour 10 km. en pleine canicule, mais quoi alors ? le marathon de Tours, celui que j’ai couru l’année dernière, qui est super bien organisé et sur lequel j’ai pété mon RP de 20’ :D 
C’est ainsi que…. :icon_surpris: 




La prépa :
Voilà c’est parti pour la prépa de 8 semaines… Sauf qu’une semaine après le début on est partis en vacances. Et en vacances pas possible de respecter les bonnes résolutions à la lettre : pas de sorties longues mais entraînement multi-sport : cap, natation et kayak à la place du vélo. Niveau alimentation hum… elles sont bonnes les crêpes et les galettes en Bretagne… et niveau alcool… bière, rosé et cidre…. un ou deux verres tous les jours… Non, non je suis pas alcoolo ! :? 
En sorties longues ça a dû se résumer : 2 ou 3 sorties de 1h25, triathlon de Chantilly en compèt’ en 4h10 et 1 semi-marathon en entraînement histoire de…
Je constate que j’ai gardé exactement les mêmes allures que l’année dernière, du coup difficile d’envisager une quelconque amélioration.

Pré-course : 
J’ai pris le TGV la veille avec une lecture complètement inadéquate pour l’occasion. :ICON_MDR: 




Arrivée à Tours, cette année le retrait des dossards est très loin mais le transfert aller-retour se fait par mini bus qui est très bien organisé et sans attente. 5-10’.
Le retrait des dossards en 1’ top chrono avec une superbe dotation. Le coupe-vent sans manches Asics, le t-shirt Finisher avant la course mais au moins à ta taille et pas la chemise de nuit XXL, une bouteille de rosé et plein d’autres bricoles…



Le fait d’avoir le t-shirt Finisher avant la course laisse un bon nombre de mes amis FB perplexe, mais en fait ça me dérange pas plus que ça : si il est donné après la course il faut aller le chercher et si avant la course il faut mériter de le porter… tant qu’ils donnent pas la médaille avant. :icon_mrgreen: 


Course :
Me voilà au départ, avec un objectif de 4h15 comme l’année dernière mais en fait je n’y crois pas du tout, vu que je me suis absolument pas améliorée ni en vitesse, ni en endurance. Si je fais 4h25, je serai ravie…
Avant la course je discute avec Mia et Gisèle par MP, on se marre bien, elles me disent que c’est pas avec les SMS que je vais battre mon RP. Meuh non les copines le départ n’est pas encore donné, pendant la course ce sera silence radio… vous ne saurez rien avant l’arrivée. :icon_langue: 
Et c’est parti…
Je me mets de suite dans mon allure de 10 km/h pour 4h15, la FC est correcte, il fait frais malgré un soleil radieux. Les meneurs d’allure de 4h30 me doublent au 3ème km. Bravo ils ont fait un effort, l’année dernière c’était au début qu’ils ont disparu de mon champ de vision.
Meneur d’allure aux fidèles agglutinés autour : Tout le monde va bien ? 
- Ouaissss ! :ICON_FOU: 
J’avais juste envie de lui dire : vous n’êtes pas trop rapides là pour 4h30 ?
Je me suis dit : non, occupes toi de ce qui te regarde, c’est-à-dire de toi-même et ton GPS. 
Je les dépasserai au km. 8, énervée par la foule qui est autour d’eux tandis que devant il n’y a personne.
Jusqu’au km. 19 je suis de régularité d’une horloge suisse ou presque : en fait c’est moi qui aurais pu faire le meneur d’allure pour un semi-marathon à 10 km/h. ;) 
Ensuite on passe par le jardin du Château de Villandry : les gravillons et pavés ne pardonnent rien à la bitumeuse que je suis et l’allure baisse légèrement. 

Semi passé en 2h07, tout comme l’année dernière. Est-ce que ça va commencer à baisser maintenant comme l’année dernière ou je pourrai encore tenir un peu ? Je tiens mieux, même si les cuisses commencent à tétaniser. 
Par ailleurs les spectateurs sont nombreux sur la route, surtout dans les villages, ils encouragent par le prénom et tu as l’impression d’entendre que le tien ! :icon_fete: 
30 ème km. passé en 3h4 soit 6’ de mieux que l’année dernière. Saurais-je sauvegarder au moins cette avance jusqu’à la fin ? Peut-être mais là il ne faut pas marcher. Je m’autorise tout de même quelques petits pas de marche de temps à autre : dans 2-3 mini raidillons et pour boire sans m’étouffer.
Il faut préciser que du 30ème km. jusqu’à la fin c’est un faux plat montant… :roll: et les cuisses tétanisées ne veulent plus rien savoir…
Les gens commencent à marcher mais c’est quand même moins la bérézina que l’année dernière : il fait beaucoup moins chaud…
Le meneur d’allure de 4h30 me dépasse de nouveau mais même là encore il me semble il est un peu trop rapide… Bon ben je ferai peut être pas mieux que l’année dernière. Pareil dans le meilleur des cas. Mais je cours même si la tentation est très grande de marcher et d’envoyer tout balader.
Mais je me rappelle comment j'ai ordonné à Mia de ne pas marcher au MDP en 2013, ayant l'air tout à fait sérieux et en montrant avec le doigt de redémarrer à partir de la borne du km. 35. (trop drôle le visionnage de la vidéo). Peut être il faut appliquer ça à soi même avant tout 8) 
Et puis environ au km. 41,5 le meneur d’allure des 4h30 s’arrête carrément et dit à tous ceux qui passent : allez-y vous pouvez encore faire moins de 4h30. Je mets le turbo (enfin façon de parler à 9,5 km/h et les derniers 500 m à 10 !) La foule m’acclame et je fonce….


Pour constater à l’arrivée que je suis enfin passée en dessous des 4h30 de justesse 4h29’55 mais pour 42,440 m. et amélioré mon chrono de cette distance de 5’.
Ce fût mon 11ème marathon, le 1er je l’ai fait en 2009 en 5h18 et puis il m’a fallu attendre fin 2012 pour passer juste en dessous des 5h00.
Tout RP est bon à prendre et maintenant il faut que je me remette sérieusement à la course à pied.
Si vous voulez faire un joli marathon de campagne avec une super organisation, je recommande fortement le marathon de Tours, vraiment ça vaut le coup ! environ 3000 participants.
Et puis à l'hôtel ils m'ont laissé la chambre jusqu'au 16h00 et de nouveau offert une bière qui est bien meilleure que les gels et les boissons isotoniques (envie de vomir après le marathon malgré l'appareil digestif très solide). :lol: 
Et la médaille est super belle!

jeudi 3 septembre 2015

Mon 100ème dossard est décerné au triathlon de Chantilly

Hier j’ai bouclé mon 2ème « M » à Chantilly.
L’année dernière j’ai fait ici la version raccourcie du « M » ou bien la version rallongée du « S » (au choix) 800 m. de natation, 43,5 de vélo et 8,5 de CAP en 3h20.
La natation fût catastrophique avec la combinaison non adaptée, les lunettes qui se décollaient, bref je suis sortie dernière ou avant dernière de l’eau. 30’ pour 800 m.
Le vélo ça était pour la débutante que j’étais 23,9 km/h pour 43,5 km de vélo en 2 boucles avec 130 m. de D+
et la course à pied 9,5 km.h de moyenne sur le parcours nature : herbe, chemin et cailloux.
Cette année je remets ça mais en vrai « M » 1500 m. de natation, 44,5 de vélo au lieu des 40 annoncés et 10 km. de CAP.
Sauf que voilà le jour où on s’inscrit (longtemps en avance pour payer moins cher) on ne choisit pas la météo. Et cette année le sort va tomber sur 32°.
C’était mon fils aîné qui devait m’y emmener une fois de plus : c’était sa 3ème et dernière « punition » de l’année. Mais ma copine du club Emmanuelle qui s’est inscrite sur le même s’est proposée la veille de m’y emmener, il va sans dire que mon fiston était ravi d’être libéré de cette corvée. 
On prend la route à 6h45 du matin, arrivée aux alentours de Chantilly c’est juste magnifique : le lever du soleil et la brume se lève au-dessus des champs.

On se fait marquer, on récupère nos dossards et s’installe dans le parc à vélo. 


Beaucoup de participants, + 700 sur le M et le half qui est parti 1h00 avant. Pas d’emplacements attribués par N° de dossard. Juste les allées par N° de vague (pour nous la dernière : la 4ème, en fonction de l’objectif choisi), chacun s’installe où il veut (les derniers arrivés où ils peuvent). 


Nous nous préparons tranquillement et discutons avec nos voisins super sympa mais visiblement qui ont un niveau beaucoup plus élevé que nous (en même temps ce n’est pas bien compliqué).
A y est, il est temps de descendre vers le bassin du Château, mais en fait le tapis est posé juste pour la sortie de la natation, pour atteindre le bassin il faut marcher 300-400 m. sur des petits cailloux. Bouhdiou que ça fait mal. :x 
Ensuite 10’ de briefing : explication du parcours natation et vélo. Il fait déjà très chaud à 9h30. Avec les combinaisons fermées et les bonnets sur la tête : j’ai cru que j’ai perdu 3kg par sudation en 10’. 8O L’eau est annoncée à 20°.
Je veuuuuux le départ ! je me place dans les derniers évidemment, peu après le départ il y en a un ou une qui commence à me taper dans les pieds. Bon tiens, si vous voulez prendre mes pieds dans la g… continuez comme ça : je fais des battements très énergiques pour leur faire passer envie de me toucher, il y a de la place, mer.. !
Au bout de 200 m. on tourne à droite et là on a du soleil en pleine figure : on voit pas grand-chose à part quelques bonnets devant. On voit rien dans l’eau non plus : l’eau est complètement opaque… comme ça… un vrai bonheur de nager à l’aveuglette. A un moment j’entends de la part des kayakistes : à droite, à droite ! quelques personnes dont moi, nous nous sommes trop déportées vers le milieu . Correction de la trajectoire. Au bout de 500 m (enfin je pense) contournement de bouée et là il y a un gars qui commence à me nager dessus. :ICON_NON: Là alors, à ce niveau, je suis dans les derniers il y avait de la place partout pour me dépasser. Du coup je prends la position verticale et je le pousse avec mes 2 mains. Il faut pas m'emm%** ! il me regarde. Il n’y a pas à regarder, soit mon gars t’as plein de buée dans tes lunettes, soit plein de m… :icon_langue: 
Ensuite je prends un ou 2 gars en ligne de mire et nage derrière eux, au moins je n’ai pas à me demander par où aller. Le soleil n’est plus de face, c’est déjà ça. Je dépasse le 1er et aussi une fille.
Il me reste le 2ème, on nage tous les 2 le crawl côte à côte mais on a le même (petit) niveau.
Contournement de bouée. De nouveau le soleil de face. Le gars lâche un peu. Et voilà derrière il y a quelques-uns mais devant absolument personne. J’entends juste les kayakistes qui m’encouragent : bravo, c’est très bien, c’est presque fini.
C’est fini. On m’aide de sortir, j’appuie sur le bouton 51’ pour 1720 m. mieux qu’à Choisy (51' mais pour 1500) mais forcément là c’était avec une combi ! je courote vers le parc et mes jambes sont tétanisées, je crois que j’ai fait un peu trop de battements.

Sortie de la combi, toujours une jambe qui coince. Mais enfin pas trop de galère quand même. Avalé le gel, bu un peu d’eau, chaussures vélo, casque, porte dossard et c’est parti.
Les 1ers 2 km. sur une route carrément merdique : trous, gravillons et même les cailloux.
ça va il y a des cyclistes devant et les bénévoles à chaque intersection, au moins je ne me planterai pas de chemin. La circulation n’est pas coupée. Plein d’encouragements de la part des bénévoles, parfois des gens en passant par les villages et quelques automobilistes.
J’atteins 25,0 km/h de moyenne, si je pouvais tenir ça jusqu’au bout, je serai ravie.
Mais vers le 25-30 km. avec les faux plats montants, le vent de face et la chaleur ça commence à baisser. Les jambes tournent moins bien. Je retombe à 23,8. Purée, je vais « me casser » comme à Paris et à Paris le parcours était totalement plat (là il y a 200 m de D+). heureusement vers la fin il y a les faux plats descendants et le vent est plutôt de dos : ça commence à augmenter et vers la fin j’atteins les 24,5 km/h. :icon_jump2: double quelques gars du half qui sont déjà quelque peu entamés et avancent au ralenti. Bon les 2 derniers km. c’est comme les 2 ers : mais au bout de 44,5 km. chaque sursaut dans un petit trou ou sur des cailloux devient insupportable : faut lever les fesses !


Ouf enfin départ pour la CAP, c’est là que je suis la meilleure !
Grosse désillusion : je ne peux pas avancer ! :roll: je n’ai plus rien dans les jambes, ni ailleurs d’ailleurs : out. Il fait 32° que 3 ravitos sur le parcours (gels et eau). Le parcours ce n’est pas du bitume, je crève de chaud. Ben je vais terminer pas comme je veux mais comme je peux. En marchant, en courotant. Vers le 5ème km. un spectateur me demande : ça va Madame ? Je pense que j’avais l’air complètement déconfit. Vous voulez de l’eau ? Oui, je veux bien et je m’arrose copieusement avec.
Aux ravitos pareil.
Les coureurs du half ont beaucoup de mal aussi. Les gars vont au ralenti en trottinant et la plupart m’encouragent.
Au 7ème km. en plein cagnard je commence à voir les petites étoiles devant les yeux. Ah ben il ne manquait plus qu’elle se termine avec les secours cette histoire ! :ICON_FOU: 

 
 


Bon enfin, aux 2 derniers km. je commence à récupérer un peu mes jambes, mais là c’est fini ! 1h18 de galère :cry: 

Swim 00:52:22 (chrono au tapis) 
T1 00:04:25
Cycle 01:50:59
T2 00:03:35
Run 01:18:49

 Je récupère ma médaille, complètement hagarde, m’appuie longuement sur les genoux, ouvre un robinet et me mets sous l’eau, ensuite j’attrape tout ce qui me tombe sous la main : jus, coca, quatre quart, orange. J’ai juste peur de faire un malaise.
Voilà c’est fini en 4h10. Je suis contente de ma natation et le vélo, un vrai désastre en course à pied, ça ne m’est jamais arrivé après un triathlon, d’habitude je cours bien, même très bien mais en même temps sur un parcours nature par 32° je ne vaux rien… :icon_confus: Chaque épreuve est différente.
Suite du programme : marathon de Tours dans 3 semaines.

vendredi 10 juillet 2015

Garmin triathlon de Paris: ma 1ère distance olympique



Il faut que je vous raconte mon 1er tri en distance « M »:
pour les non initiés 1500 m. de natation, 40 km. de vélo et 10 km. de course à pied.
Bien que la distance ne me soit pas totalement inconnue, l’année dernière j’ai fait la version raccourcie à Chantilly : 800 m. de natation, 43 de vélo et 8 de course à pied mais c’est la natation qui n’est pas mon point fort. Je nage bien, je n’ai pas peur dans l’eau mais je nage lentement et je n’ai jamais aligné 1500 m. en entrainement sans m’arrêter.
Ma plus longue distance sans m’arrêter et avec la combinaison (et ça change beaucoup) c’est 800 m.

Pourquoi Garmin triathlon de Paris ?
Au début ça me tentait pas vraiment de le faire : beaucoup de monde, la logistique me semble compliquée : départ de natation à Choisy le Roi ; ensuite le parcours vélo en ligne jusqu’à Paris pour terminer par 10 km. de CAP près de la Tour Eiffel.
Mais mes amies triathlètes Lénaïg (Stefanie) et Lénaïc insistent et je succombe à la tentation, surtout que je ne conduis pas et je suis forcément obligée de faire les tri en région parisienne, là où je peux demander à mon fils de m’emmener. Je ne vais pas quand même l’emm… et demander de m’emmener à perpèt-les-oies pour que maman s’amuse. 
Et puis Garmin Triathlon de Paris, ça en jette quand même il faut au moins le terminer 1 fois, comme le marathon de Paris ? :icon_pong: 
Voilà le jour J approche, même pas de stress à l’horizon, j’ai suffisamment d’entraînement pour ce genre d’épreuve, question chrono ça va être autre chose mais je sais évaluer assez bien mes capacités.
Quelques jours avant on nous annonce la température d’eau à 27° degrés vu la canicule, donc combinaison de natation interdite, ça va être la fête !
Sur les sites diverses et variés il y a des commentaires plus que dépités et beaucoup craignent pour la qualité de l’eau, vu que l’eau du bassin est stagnante et à cette température c’est la prolifération des bactéries. :icon_surpris: 
Je m’en fous, j’ai payé, j’y vais. Et je compte sur la responsabilité de l’organisation concernant les mesures de qualité.
Le vélo déposé la veille dans le parc à vélo, je repère également les emplacements de mes comparses de galère. Cool, on est pas loin, on va forcément se retrouver. Il faut dire que la 4ème vague est réservée aux femmes et d’après ce que je constate on n’est pas très nombreuses.
Le jour « J ».
Arrivée par le RER à Créteil suffisamment tôt, la longue procession des participants du RER jusqu’au parc au vélo. C’est super au moins on ne se demande pas par où aller.
Je rentre dans le parc et attends l’arrivée Lénaïc et Lénaïg. Lénaïc c’est jusqu’au là encore ma copine « virtuelle » avec qui j’ai beaucoup de points en commun : les chronos dans les disciplines, les goûts pour les fringues et produits de beauté et le plus fort: nos noms de famille ont une lettre de différence à la fin mais se prononcent exactement pareille. Et même je trouve qu’on se ressemble. Du coup on se reconnaît de suite et on saute dans les bras l’une de l’autre comme si on se connaissait depuis toujours.


Lénaïc part finalement rejoindre son copain supporteur et moi maintenant j’attends Lénaïg, une fondue de courses de tout genre qui ne s’arrête jamais… ceux qui la connaissent savent de quoi je parle. Genre elle peut enchainer le lendemain d’un marathon ou un trail une sortie vélo de 90 bornes en guise de récup’ et à fond les ballons. Et elle a déjà fait bien pire ! :icon_exorbite: 
Lénaïg est là, séance photo, et on papote on papote, on a des choses à se raconter… et il est temps d’aller au départ. Plus de 1 km 500 de marche, un défilé de bonnets noirs, bleus, verts et rouges, c’est impressionnant. 1km500 de natation en ligne droite, ah ouais vu comme ça la distance impressionne.
Là on a la surprise de voir Marathonnerre en photographe officiel.
A 9h00 départ des bonnets noirs et c’est parti pour la lessiveuse. Très rapidement quelques personnes se trouvent complètement larguées et certains commencent s’accrocher au canoés.
Je suis stupéfaite : pour se lancer dans ce genre d’épreuves il faut un minimum d’entraînement.
Lénaïg me dit : fais gaffe peut être qu’on sera pareil dans peu de temps. C’est pas faux… :oops: 
Notre tour est arrivé : il est temps d’y aller. ça va dans la vague femme on n’est vraiment pas nombreuses par rapport aux vagues précédentes.
Toooop, c’est parti. Quelques dizaines de mètres après j’aperçois qu’il n’y a plus personne près de moi. Enfin pas beaucoup. Nooooon ? Enfin les canoés n’ont pas à s’inquiéter pour mon sort, je nage lentement mais sûrement, je ne suffoque pas, je ne me noie pas, je ne m’accroche pas mais je n’avance pas. :icon_langue: 
Pourtant ma nage me semble fluide, bonnes sensations de glisse. Rhooooo la la c’est parti pour minimum 45’ et là pendant tout ce temps là vous avez tout le temps de réfléchir à tout et n’importe quoi : si votre lancée de bras est aérienne, si vous poussez loin derrière et que vous êtes franchement nulle parce que tous les autres sont loin devant, que si kayaks ne se rapprochent pas trop ce qu’ils voient quand même que tout va bien et que la profondeur de ce bassin n’est vraiment pas suffisante, pour le peu on pourrait gratter le fond etc. etc. Toutes ces pensées sont de temps en temps interrompues par les algues qui s’accrochent aux bras et plus ça avance, plus il y a d’algues.
Vers la fin je vois que je rattrape 1 bonnet noir (parti 20’ avant) et 2 bonnets verts partis 8’ avant. Ben il y a certains qui galèrent beaucoup plus que moi !
Quelques dizaines de mètres avant la sortie je suis empêtrée dans les algues au point d’être obligée de les arracher. Le mouvement de bras aérien… disait-on ! :thesphinx: 
Les personnes qui sortent devant moi n’ont pas pris cette peine et sortent…. couvertes d’algues




Garmin triathlon de Paris : sortie natation

Bon OK, j'exagère un chouïa :ICON_MDR: 
50’ de périple en ce qui me concerne. Oui ben sans combi + bagarre avec les algues, fallait pas espérer moins !
Je file vers mon vélo en attrapant un verre d’isostar au passage. Peu nombreux sont les vélos dans le parc. Ils se comptent sur les doigts d’une main ?
C’est parti et c’est désespérément désert… je pédale plutôt bien pendant 20 km. à un peu plus de 25 km/h de moyenne, c’et plat juste quelques montées descentes sur les ponts, rien de bien méchant. je ne sais pas à quel km. vu que l’attention des bénévoles rien que pour moi, ils me préviennent : attention, dos d’âne très méchant ! je ralentis pour le prendre avec précaution et hurle : ohhhhh pu** # §. Les bénévoles sont morts de rire : vous avez entièrement raison. J’apprendrai plus tard que quelques-uns sont restés sur le carreau à cet endroit, même un qui a cassé son vélo.
je double quand même les gens. Pas beaucoup, certes.

Et puis le vent de face sur les berges casse mon élan, je ralentis, ralentis… et impossible de relancer.
Est-ce le vent qui m’a achevé où cette semaine où j’ai enquillé 160 km. de vélo en guise de vélotaf par peur de prendre les transports en commun par cette canicule, ou bien les deux mais le résultat est là : je n’avance plus. J’ai beau de changer de plateaux, pignons : rien n’y fait.
J'envisage sérieusement de bazarder mon Scott et prendre un vélo avec une assistance électrique :icon_ptdr: 
On se croise avec Lénaïc elle est de retour en sens inverse, très loin devant moi. On s’encourage.
Bref, arrivée vers la Tour Eiffel, je me fraye le chemin parmi les touristes, pas un bénévole, personne pour indiquer par où tourner, charmant… je perds du temps.
Enfin quelqu’un pour m’indiquer.
Dépôt de vélo, enlever le casque, les chaussures, récupération du sac course à pied et c’est parti. je suis assez claquée, les jambes vont au ralenti, il fait chaud. Je suis pourtant à presque 10 km/h mais ça me semble tellement lent. Et dire que je me suis battue pendant des années pour me maintenir en dessous d’une heure sur 10 bornes et ce par temps frais et sans 1500 m. de natation et 40 bornes du vélo. Là vraiment il y a du progrès. :) 
On se croise de nouveau avec Lénaïc. Elle est déjà vers la fin du parcours et moi je commence.
Je fais mon chemin avec une fille qui court à la même allure que moi, je suis à mon allure marathon, FC marathon et pas envie de me faire mal plus que ça.
Les passants, bénévoles et touristes encouragent, arrêt à chaque ravito et passage sous les jets d’eau, qu’est-ce que ça fait du bien. Un bénévole m’arrose généreusement avec une bouteille d’eau sous le tunnel. Concours des trifonctions mouillés !
Enfin la fin approche, entrée au stade Emile Antoine, il me semble qu’il manque 1 km., qu’importe, je pique le sprint et ma joie s’exprime là : :icon_fete: 


Temps total 3h39'15
J’espérais faire mieux que ça (surtout en vélo) mais à la réflexion je ne pouvais pas. Il faut déjà me contenter d’avoir fini cette distance qui n’est pas évidente.
J’ai nagé pour la 1ère fois 1500 m. d’affilé, espérais un petit 25-26 km/h en vélo mais terminé avec 23,4 à la clé (la progression est à chercher dans le vélo surtout) et puis la CAP par cette chaleur, avec arrêts aux ravitos et marchouillage dans les montées des ponts 9,8 km/h de moyenne c’est plutôt pas mal du tout.
J’ai trouvé l’organisation était globalement très bonne, malgré les échos pour récupération des sacs : beaucoup d’attente mais avec 3000 de participants peut-il en être autrement ? Aussi paraît-il il y avait des vols des compteurs vélo…. La prochaine fois je décrocherai le mien avant de partir pour la CAP. ;) 
Le prochain triathlon : le « M » du Chantilly fin août.
I love triathlon !

mercredi 3 juin 2015

Triathlon de Cergy.... trois drôles de relayeuses.

Il est déjà loin ce jour quand Mia a fait son 1er triathlon de Torcy et sans peut être le savoir elle m'a donné envie de m'y lancer. Je me suis lancée, j'ai adoré et j'y suis restée au contraire de Mia qui a été traumatisée par l'eau froide à 15° ce qui ne lui a pas donné envie de renouveler l'expérience. 8) 
On a l'habitude de temps en temps de se retrouver chez Mia avec Gisèle pour papoter, fêter tout et n'importe quoi et cette année on a des choses à fêter : Mia son 80 km. de l'éco trail, moi le marathon du lac Baïkal et Gisèle peut fêter la guerison de sa cheville cassée l'année dernière. :icon_fete: 
Mia nous apprend l'existence du triathlon de Cergy, je tente en vain de la convaincre mais non impossible !
Mais que voulez-vous on a bu un peu de bulles et je tente le dernier joker en descendant les escaliers : les filles et si on faisait ça en relais ? Mia, on te laisse la course à pied ! Gisèle dit qu'elle est plus à l'aise sur le vélo, bon ben il me reste la natation, bien que sois pas une flèche en natation, ça me pose pas de souci. On a « scellé » notre contrat en topant dans la main juste à la sortie de l'immeuble. :lol: 
Ça ressemble un peu à ça quand même

ça fait deux mois qu'on piaffe d'impatience. Enfin le jour J est arrivé. On nous promet de la pluie mais pour l'après midi.

Arrivés sur les lieux, retiré les dossards, puce, t-shirts finishers (à notre taille) avant d'avoir commencé. J'enfile la combi, il est temps d'y aller. Le maxi CD part une dizaine de minutes avant le découverte. Pour le découverte on a 550 m. de natation, 21 de vélo et 5 km. de CAP.

On ne peut pas dire que je suis folle de joie de nager. J'aime nager mais toute seule... 

Là on me montre le parcours et ça me semble excessivement long ; ça fait 550 m. ? nooon ? Mais c'est long !
Mes copines sont là pour m'encourager allez hop c'est parti.

Je suis les gens qui sont devant, un gars juste à coté de moi brasse et me donne des coups, je sais bien que chacun a droit de nager comme il veut mais ça m'agaaaaace ! J'arrive à le semer quand même. J'applique mon crawl, j'allonge, j'essaye d'appliquer les conseils de mon entraîneur et sortir le bras loin derrière, bref tout va bien.Sauf que c'est long, bordel ! :icon_surpris: 


Enfin la sortie, je me retourne pour voir s'il y a du monde derrière, un bénévole : vite Madame vite, ils arrivent ! Je cours vers l'emplacement vélo et je vois Gisèle qui... n'est pas prête ! Pas de casque sur la tête, chaussures vélo pas enfilées . :icon_police: 
Moi incrédule : Mais Gisèle qu'est-ce que tu fais ?
Mais je ne t'attendais pas si vite, répond-elle.
En regardant mon chrono je la comprends 15'41  pour 665 m. en gros 100m. de plus mais avec une moyenne 2'21 /100 m. ça ne m'arrive qu'en piscine avec pull boy. Il devait y avoir un courant secret dans le lac de Cergy, c'est pas possible ! :icon_ptdr: 




Je refile la puce à Gisèle et elle se lance à son tour. 
Voilà qu'on attend son retour avec Mia mais il commence à pleuvoir très fort, on pense à Gisèle, ça doit pas être drôle de rouler sous la pluie battante et surtout dangereux. Pendant ce temps là je reluque des belles machines qui arrivent une après une dans le parc à vélo. C'est tout juste s'il n'y a pas la bave qui coule. :P 
53' après Gisèle arrive, je cours à sa rencontre pendant que Mia jette son parapluie et se débarrasse de sa veste. Puce refilée à Mia et elle part en trombe. 

27' après elle accompli son relais avec succès, elle a tout donné.


On va se ravitailler, le ravito très bien garni, par ailleurs il y avait du saucisson pour notre plus grand bonheur ! :icon_langue: 
Comme d'hab nos aventures se finissent généralement au restau, puis de retour chez Mia arrosé juste avec une petite coupette de champagne, il faut pas croire on a une hygiène de vie assez stricte !
Bon devinez quoi ? On a topé dans la main pour l'année prochaine pour le maxi CD : 1600 m. de natation, 53 de vélo et 11,5 de course à pied. :ICON_FOU: L'effet du champagne quoi ! Il faut faire gaffe de ne pas arriver à un ironman en relais dans quelques années ! Mais j'envoie Mia à la nage et je fais qu'un « petit » marathon dans ce cas là... désolée pour Gisèle qui aura 180 bornes à faire en vélo. :?