lundi 30 mai 2016

Garmin triathlon de Paris : réussi !

Le triathlon de Paris c’est mon 3ème « M » autrement la distance olympique : 1500 m. de natation, 40 km. de vélo et 10 km. de course à pied. L’année dernière c’est avec ce même triathlon de Paris que j’ai testé cette distance en mettant 51’ en natation (sans combi), 23,2 km/h de moyenne en vélo et 9 km. CAP en 54’42 pour 9 km. et non pas 10 parce qu’il manquait 1 km. (cadeau de l’organisation). En tout 3h39 avec transitions mais s’il y avait la bonne distance en CAP mon temps serait de 3h45.
Bon comme j’ai constaté au cours de l’année j’ai fait des progrès non négligeables à peu près en tout. Maintenant reste à vérifier sur le quasi même parcours (parcours CAP modifié et cette fois il y a la bonne distance).

Samedi, la veille, avec la copine de mon club Emmanuelle on va déposer nos vélos au parc à vélo à Choisy-le-Roi. Ayant laissé « nos bébés » on reluque les vélos. Alors là il y a du tout : les machines de guerre qui coûtent un œil, un bras et un rein (voire 2 même), les vélos de « base » comme les nôtres, les VTT, les VTC et même les vieux vélos de route Peugeot avec les manettes des vitesses sur le cadre ! Mais comme on dit l’habit ne fait pas le moine… faut avoir les jambes aussi !

La matinée commence par une grosse galère de RER. Levée très tôt, arrivée à la gare du Nord très tôt, je retrouve Emmanuelle et Christophe (avec qui j’ai fait le tri d’Enghien la semaine dernière). Mais notre correspondance est annulée : 2 trains annulés exactement. Temps d’attente affiché : 40 min. Impossible de prendre autre chose pour y aller. Nous commençons à calculer le temps de trajet et arrivons à la conclusion que ça va être très juste… Nous ne sommes pas les seuls, le quai est rempli avec nos comparses de galère, beaucoup avec leurs vélos !
Enfin le train arrive. A une station il y a un Monsieur qui monte habillé déjà en combinaison de néoprène. C’est un gag ! mais il a raison, il sera déjà prêt au moins !
Nous arrivons au parc à vélo à 8h15, il faudra nous changer, poser nos affaires et se diriger vers le départ natation situé à un peu plus de 1,5 km. D’ailleurs ceux qui n’ont pas eu les problèmes de train s’y dirigent déjà… Ahhhh que je n’aime pas ça ! J’ai l’impression de ne pas profiter de l’ambiance, m’imprégner de la course… tu n’as pas encore commencé la natation et tu as déjà la tête dans le guidon. Combi enfilée, affaires de ville rassemblés, sac « Ville » déposé à la consigne et c’est parti pour 1,5 de marche.

Le départ cette année se fait aussi par vagues mais pas d’espace de temps entre, on part en continu, la puce est détectée au passage sur les marches pour descendre dans l’eau. Avec Emmanuelle nous sommes dans la dernière vague : féminine, bonnets roses. Enfin vers la fin c’est un peu n’importe quoi : les bonnets verts de la vague qui nous précède et les bonnets roses sont mélangées. Le plan d’eau est très large, du coup je pose ma natation dès le début sans aucun souci, aucune gêne et les sensations de glisse sont excellentes. Peu d’algues contrairement à l’année dernière.

Juste vers la fin il y a un gars qui a commencé à me chatouiller les pieds mais avec 3-4 battements énergiques je lui ai fait passer cette envie.
Enfin la sortie ! La natation est bien la seule discipline où tu n’as aucune idée du chrono avant de sortir de l’eau. J’appuie sur le lap de ma 920 XT flambant neuve qui m’affiche 39’ Ohhhh, ravie la fille ! l’air de transition est assez longue, j’arrive vers l’emplacement vélo et je vois Emmanuelle qui est quasi prête pour son départ vélo. Elle est très surprise de me voir. C’est dire que j’ai progressé en natation ! Je commence à enlever ma combi et la jambe gauche reste coincée… je commence à m’énerver et me rends compte que j’ai oublié d’enlever ma puce. Quelle gourde ! tant bien que mal j’arrive à m’en débarrasser. La combi, serviette et lunettes rangés dans le sac de transition, lunettes, casque, porte dossard et direction sortie du parc avec le sac jeté dans le tas qui prendra direction Paris avec les camions.

Hop c’est parti pour 40 km. de vélo. C’est assez dégagé bien qu’il y a quand même du monde. je double et je me fais doubler. je me fais doubler par les pros du vélo mais visiblement pas fortiches en natation.
Aussi par un Monsieur qui a le vieux Peugeot avec les vitesses sur le cadre. Entre le 15ème et 20ème km. je commence une bagarre avec un mec en VTT. je le dépasse, il me redépasse et ainsi de suite, avant que je ne le dépose enfin définitivement, non mais ! La vitesse moyenne dépasse les 26 km/h (je finirai à 26,26 km/h de moy.). Le parcours est plat, faux plats et quelques montées sur les ponts. La dame de fer est à ma gauche, le temps est très gris et brumeux mais on va pas s’en plaindre, la flotte annoncée n’est pas là, c’est déjà extraordinaire ! 30 km. à faire dans un sens et 10 de retour. Et là un Monsieur venant de face fait un beau vol plané avec son bike. Là tu as juste le temps de faire « aïe » et le reste du parcours réfléchir à la dangerosité de ce sport. Il me reste environ 5 km. à faire et il y a une moto qui me dépasse, c’est Frédéric (Marathonnere) en arrière en photographe officiel  qui m’encourage, filme et photographie. C’est super sympa ! Du coup je m’arrache les jambes pour donner une impression encore meilleure, lol ! En fait il faudrait me poster un photographe à chaque carrefour, je vous dis pas, je ferais un chrono d’élite !







Partie vélo terminée sous les applaudissements et les encouragements des spectateurs. Mon emplacement vélo est situé à l’autre bout du parc qui est immense. Je pose mon vélo, je change les chaussures qui sont très humides, j’ai vraiment du mal à les enfiler… 






C’est parti pour la CAP. Les jambes sont très lourdes, c’est pas le triathlon avec 11 km. de vélo, même pas la peine d’espérer la même moyenne que la semaine dernière, il faut déjà au moins 2 km. pour récupérer les jambes. 

De nouveau Fred qui me prend en photo sur le parcours, mais là c’est un énorme faux plat montant, il faut monter vers Trocadéro.
 Je m’efforce garder une bonne mine, Fred me dit : vas-y, la CAP c’est ta spécialité (mouais, ou bien ce qu’il reste à ce niveau).
Il y a aussi Stefanie, une ancienne cafeuse qui est surprise de me voir : mais c’est Tati ! On échange quelques mots, c’est déjà son 2ème tour. 

Qui dit montée, dit descente après, les jambes commencent à dérouler et je monte à 11,2 km/h en descente, youhou ! Au 6ème km. je double Emmanuelle dont la CAP n’est pas la spécialité. Quelques mots échangés et je file. Je double beaucoup, beaucoup, les encouragements sont nombreux, là tu te sens Wonderwoman.

Enfin, enfin l’arrivée, l’entrée au stade sous les Bravoo et un super sprint ! Délivrance ! Christophe m’attend peu après la ligne d’arrivée, Emmanuelle arrivera 5’ plus tard. Nous sommes très heureux d’avoir réussi.
Christophe débutant en natation finit derrière nous finalement au classement car il a mis beaucoup trop de temps en natation et sa super moyenne de 30 km/h en vélo ne lui permet pas tout de même de nous rattraper. ce que j’adore dans le triathlon que chacun a sa spécialité forte et le classement final c’est la pochette surprise !

Au final ma progression par rapport à l’année dernière est énorme : 23 minutes ! 11 en natation (même si le gain en combi est important, l’année dernière j’aurais pu seulement espérer 45’ avec la combi et non 39’), 11 en vélo et 1’ en course à pied, en perdant un peu de temps sur les transitions. Je suis ravie même s’il y a encore du chemin à faire, surtout en vélo, malgré tout je ne suis pas encore une flèche.
Mais peu importe, j’adore vraiment ce sport très varié, on ne peut pas s’ennuyer, c’est certain. Ravie d’avoir revu mes copines, surtout rencontrer en vrai mes copines virtuelles, Fred merci pour les encouragements, photos et vidéos, merci à Nathalie-Julie, arbitre principal de l’épreuve pour les encouragements et l’accueil chaleureux.

La journée se termine par 6 km. de vélo Tour Eiffel-Port Royal, le RER et 1,5 km. de marche à côté de mon vélo parce que les sangles de mon sac ont cassé. Je crois que je suis prête pour un ironman ! 

Mdr! Un jour peut être je deviendrai la Dame de Fer =D



lundi 23 mai 2016

Triathlon XS d’Enghien-Les-Douches : opération commando de courte durée.

Bon triathlon Enghien-les-Bains : en soi la distance n’a rien d’exceptionnel, c’est ma 4ème participation depuis 2013 quand j’ai fait mon 1er tri découverte 400 m. de natation, 11 km. de vélo et 3 km. de course à pied.
Si en 2013 débutante en natation tout en brasse, sans aucun entraînement vélo, avec un VTT de 18 kg. j’ai eu l’honneur d’arriver au parc vélo quand il était quasi vide, terminer la partie vélo avant dernière accompagnée des sirènes de la moto balai, les 2 années suivantes je me suis améliorée : 1h05 et 1h06 au compteur avec quasi la même chose : 20’ de natation y compris la transition + 30’ de vélo y compris la transition + 15’20 ou 15’38  de CAP ce qui donne 1h05-1h06 mais tout de même toujours en queue de classement  et arrivée dans le parc quasi vide après la natation.
Cette année je vois bien que me suis bien améliorée en natation, en vélo, j’aimerais bien passer sous l’heure quand même.
J’ose pas encore le parcours « M » d’Enghien puisque le parcours vélo est rude avec 3 x la côte à 16% et les BH trop justes. J’aimerais pas « me faire jeter » et le XS ce n’est pas plus mal « pour se remettre dans le bain » pour le début de la saison.
La météo pour dimanche s’annonce catastrophique. C’est mon amie Gisèle qui m’emmènera à Enghien.
Paraît-il que la nuit il y avait un violent orage, je n’ai rien entendu. Le matin il ne pleut plus, ce serait vraiment chouette si le temps pouvait rester comme ça.

Arrivées à Enghien, rituel habituel : récupération de dossard, jugulaire du casque attaché, marquage du mollet et du bras, porte-dossard avec 3 points d’attache. Je suis admise au parc à vélo.
Je commence les préparatifs et enfilage de la combi. Et là vous pouvez dire tout ce que vous voulez mais ça devient évident que vous avez encore quelques kilos en trop qui se logent dans le fessier et le ventre (il vaut mieux pas que mes collègues lisent ça, sinon je vais encore m’attirer les foudres). Bon, je rigole (je précise).
On est trois de mon club faire cette distance. Christophe, duathlète, ce sera son 1er triathlon et Virginie.

Et là, oh malheur, il commence à pleuvoir de nouveau. Nager dans la flotte et sous la flotte ce n’est pas dérangeant mais rouler avec un vélo de route ça relève d’une catastrophe, surtout en compétition.
Là je vois mon fidèle ami Jean-François et son épouse Isabelle, ma copine Muriel qui ont voulu nous faire une surprise et sont venus nous encourager. Merci de tout cœur !
Christophe n’étant pas un excellent nageur, mais bon cycliste et coureur, nos amis font des paris : arrivera-t-il à me rattraper sur si courte distance et dépasser en fin de parcours. That the question : combien de retard aurait-il en natation ?

Bon on va commencer les choses dans l’ordre : on va essayer déjà de sortir vivants de l’eau.

Allez hop, mise à l’eau à 18°, marron et qui sent pas la rose (je vais être poétique pour une fois). J’entends les ohhh, ahhhhh, beuuuurk, aïeeee de tous les cotés. Un petit peu de nage jusqu’à la ligne de départ et on fait de l’aquajogging pendant quelques minutes. Je décide de ne pas me mettre tout en arrière comme habituellement et me mets au milieu du paquet.
Top départ ! (le bonnet rose quelque part au milieu)

Pu*** de chez pu**** (là c’est moins poétique). Vous oubliez tout ce que vous avez appris à la piscine (allongez, trouvez les appuis sous l’eau, prenez le temps pour la respiration et coordonnez vos mouvements, sortez le bras loin derrière). A quoi ça sert l’entraînement piscine, là je me le demande. J’essaye juste de survivre en prenant les coups à droite et à gauche, derrière, 2 fois sur la tête et évite de prendre les pieds dans la figure des concurrents qui sont devant. Et les remous qui sont créés. Et je bois 2 mini-tasses de cette eau cristalline du lac d’Enghien. Pour faire court en 400 m. je n’ai pas pu poser ma nage, j’ai essayé juste de survivre.
A la sortie de l’eau Gisèle, Jean-François, Isabelle, Muriel m’encouragent en m’indiquant que Christophe n’est pas encore là.
Ah oui, j’ai oublié de préciser que ma Garmin 910 XT a commencé à rendre son âme la veille du triathlon et là à la sortie de l’eau, elle est définitivement morte.

Ceci dit  arrivée au parc à vélo tout en enlevant la combi, j’aperçois que je suis vraiment bien : le parc est quasi plein! ça change ! Il pleut les cordes. Hop, hop, hop, trempée pour trempée les fesses par terre pour libérer les jambes, pas à s’essuyer parce que ça sert à rien, chaussures vélo, casque, porte dossard et c’est parti pour 11 km. de flippe : en 11 km. 19 virages sous la pluie battante, visibilité quasi nulle parce que lunettes couvertes de flotte, en priant de ne pas déraper dans virages faits sur les freins, en priant aussi que personne ne dérape devant toi, tout en doublant et se faisant doubler.
Chaussée merd***, plaques d’égouts, passages piétons avec lignes blanches et la flotte en pleine figure tout en essayant d’améliorer son chrono ! Deux véhicules qui se sont retrouvées sur le parcours et que les pauvres bénévoles essayent de dégager.
Je peux vous dire que quand c’était fini, j’étais très heureuse de terminer en un seul morceau. D’après ce que j’ai pu apercevoir sur mon GPS vélo 25,3 de moyenne 2 km. avant l’arrivée.

Changement de chaussures, pose de casque et c’est reparti. Je décroche mon GPS vélo pour avoir idée du chrono sur la CAP mais je lâche l’affaire : et si tu courais au plus vite, au lieu d’appuyer sur les boutons ?
Toujours sous la pluie mais là on s’en fout ! Jean-François me lance : Christophe est 30 secondes derrière toi ! On se croirait au Tour de France, le coach me souffle dans l’oreillette ! mdr!
Là je ne fais que doubler… le souffle est lourd, le pied droit tape, c’est horrible mais on s’en fout de la grâce ! A mi-parcours j’entends que quelqu’un me rattrape, c’est Christophe ! Allez Christophe, go, c’est de bonne guerre !

Je double et je double ! encore les encouragements de mes amis. Je vois le chrono qui tourne à l’arrivée 58’ et des brouettes. Le speaker annonce mon arrivée : Tatiana de Villepinte triathlon avec un large sourire ! j’ai perdu mon sourire tout de suite après l’arrivée en m’écroulant sur la barrière !

Je cours beaucoup trop vite, lol!



Bon pour les stats pour lever le suspens :

2015
2016
amélioration
400
natation + T1
00:20:38
14'33" (à la sortie de l'eau)
00:15:38
11'40 (à la sortie de l'eau)
00:05:00
11 km.
vélo + T2
00:30:40
23,0 km/h de moyenne
00:28:26
25,5 km/h de moyenne
00:02:14
3 km.
CAP
00:15:41
11,5 km/h de moyenne
00:14:30
12,4 km/h de moyenne
00:01:11
0:08:25

Pour le classement :
29/75 femmes et 2ème/5 dans ma catégorie V2F (en triathlon il y a plus de catégories : par tranche de 5 ans)
Classement scratch : 183/279
Natation : 191/279
Vélo : 222/279
CAP !: 116/279
Il y a une amélioration considérable partout, c’est encourageant même si pour le vélo j’espérais encore mieux mais il valait mieux être prudente et ne pas terminer à l’hosto.
Je suis très heureuse et merci à Gisèle, Jean-François, Isabelle et Muriel pour leur présence, soutien et encouragements ! c’est très précieux. A Jean-François pour son coaching vélo et ses « piques » quasi permanents : il m’énerveuuu ce mec, il m’énerveuuu, lol ! =D =D
Christophe termine avec un 57’55 pour cette 1ère dantesque et Virginie 53’31
La récupération se fera traditionnellement dans un resto avec Gisèle (avec la bière et ce qui va avec).
Et je crois que j’ai mérité ma 920XT, non ?


mardi 19 avril 2016

Marathon d'Annecy... le 13ème pluvieux et heureux...

C'est plutôt dans mes habitudes d'enroler mes copines dans les marathons... ah tiens cette année je veux faire celui-ci! Qui d'autre? Moi, moi! moi! C'est comme ça que les RDV s'organisent autour. L'année dernière c'est Vitaline (Isabelle) qui nous a proposé le marathon d'Annecy et on n'a pas résisté à l'appel de la tentation... On a même persuadé Mia, coureuse de longues distances de trail de nous concéder faire un petit marathon plat sur route. C'est dire!

Depuis plusieurs marathons déjà: Tours 2014, 2015 et Rochelle 2015 je fais des prépa bien spéciales ou plutôt des non prépa marathon ce qui peut "harasser les puristes" par mon non sérieux. Je cours peu: genre 3 fois par semaine et n'excède pas les 1h10 avec des séances de fractionnés longs 2 fois/semaine. Peu de sorties longues (3 à tout cassé  de 2 heures) mais fais de la natation et surtout beaucoup de vélo. En décembre dernier en plus de vélo de route j'ai découvert ma nouvelle passion: le VTT. Et tous les WE je m'enfile 45-50 km. de VTT en bonne compagnie. Mais mes fidèles compagnons VTTistes et coureurs me soutiennent mordicus que je ne fais pas assez de volume pour progresser et terminer les marathons en bonnes conditions. Ce qui m'énerve pas mal (c'est le but?) parce que je progresse et pas que de peu d'un marathon à l'autre (et sur d'autres distances aussi). Désolée mais je peux pas être partout ayant le boulot à temps plein, 2 heures de trajet par jour, tout ça parsemé de qqs obligations familiales. Le mot d'ordre c'est le plaisir avant tout et avec 6 à 11 heures d'entrainement diverses et variés par semaine... heu... ça suffit, non pour le voluuuuume?

Bref la non prépa arrive vers sa fin et le 16 avril on se retrouve avec Mia à la gare de Lyon pour le départ. On est des vrais estomacs sur pattes et même avant de se retrouver on commence à textoter déjà qu'est ce qu'on va manger, boire... ben oui l'entraînement long ça creuse...
On est surexcitées comme des gamines et n'avons qu'une seule hâte c'est de retrouver nos copines là bas: Isabelle, Emanuela (qui va courir son premier semi) et nos copines supportrices du coin: Marie Pierre et Carole. Autant vous dire que le marathon même si on y pense c'est un peu secondaire (eh oui!).
On les retrouve tour à tour et on part dans des délires, en faisant un petit lèche vitrines à l'intérieur de la boutique 42.195. On constate qu'on a besoin de rien.

Et on n'a pas la pression! La pression ce sera demain après le marathon!
 


La nuit fût plutôt bonne, en ouvrant les rideaux on constate qu'il fait très gris et il pluviote légèrement. Mia n'est pas vraiment ravie mais moi si! je n'aime pas courir quand il fait chaud. Nous voilà au départ, Mia compte faire son marathon en mode sortie longue, j'ai déjà lâché l'affaire pour la persuader de tenter un 4h30. Elle m'a répondu FERMEMENT qu'elle ne va pas se défoncer et son objectif c'est le 100 km. avec %#*** de dénivelé fin mai.... ok, ok! Donc Mia me dit: je vais à ma place au fond de la classe cad en se plaçant dans le sas de +4h30.
Moi je rêve d'un petit 4h15, en tout cas mes allures permettent de l'espérer...
Isabelle et son mari me rejoignent dans le sas peu avant le départ. Sachant que Isabelle ayant les mêmes chronos que moi sur 10 et semi voulait faire 5h00... Purée, lâcheeeez vous les filles!
Le départ est assez encombré, je n'aime pas bousculer les gens pour me frayer le passage et ce n'est pas plus mal d'être un peu plus lente sur les 1ers km. Je vois Isabelle un peu devant et la rattrape vers le 3ème km. Mes pulses sont un peu hauts mais tant que les jambes me portent et je suis à l'aise... tant pis.
J'admire le cadre, absolument magnifique même par le temps gris, les montagnes, l'eau du lac vert émeraude. Ce n'est pas tout plat, faux plats montants et descendants, peu de vent. Aucun arrêt aux ravitos, j'ai un camelbag et les gels. Passage du semi en 2h4'30" environ, soit 3-4' de mieux que lors des derniers marathons. ça va environ jusqu'au 25-26 et puis ça commence à devenir plus dur. Les meneurs d'allure de 4h15 me rattrappent. Tant que j'arrive à maintenir l'allure le 2ème meneur m'encourage. J'ai un coach perso pendant 2 km. Allez Tatiana, tu regardes devant toi, pas par terre, ne regardes pas ta montre, on s'en fout de la montre... Bien. Mais à partir du 32ème mes quadri me disent: en a marre de tes conneries et m'imposent une nouvelle allure à 9-9,2 km/h et pas plus. Au 35ème il commence à pleuvoir vraiment et je commence à jurer et à faire des calculs savants: combien de temps les 7 km. et les brouettes à 9 km/h? Si tenté que le jambes veuillent toujours me porter? j'ai une horrible envie de marcher, mais un seul refrain dans ma  tête: tu vois, tu ne fais pas assez de voluuuume (un clin d'oeil à Jean François), finalement c'est un beau moteur de motivation pour la chose orgueilleuse et prétentieuse que je suis. Caro me récupère pour m'accompagner sur les derniers kms. Elle récupère une chose complètement inaudible.
ça va Tati?
- Dans un souffle avec les lèvres: Noooon
je lui tends ma gourde pour qu'elle la tienne: tu as soif, tu n'as plus d'eau...
- Nooooon.
Je trouve moyen pour faire ma conne devant les photographes et les crampes arrivent.
Mais il faut pas que tu accélères comme ça pour éviter les crampes.
- Et là la voix qui perce: mais pu*** il est où le 41ème?
 ... l'arche d'arrivée... Avec 2 neurones qui te restent tu te dis: ah ben non, s'il reste 500 m. ça va pas faire 42 km. 195 (qui font toujours plus d'ailleurs)  et ben si! En fait il faut faire tout un détouuuuur d'un km. L'arrivée! Enfin! et encore  5' de gagné sur cette distance toujours difficile (pour moi!) 4h20'59" pour être précis!



Isabelle arrive juste quelques secondes après. On discute avec Karo et je commence à chouiner, mais là on verra même pas les larmes, tellement il pleut! On va pas s'attarder parce que on va attraper la crève, on se dirige vers le ravito et qui vois je débouler 2' après notre arrivée? C'est Mia tout sourire et pas du tout en souffrance avec un magnifique  4h23'!
Maiiiis? qu'est ce que tu fais là? C'est ça ta sortie longue?
Elle cache bien son jeu, notre traileuse longue distance! Bon ben Jean François a sûrement raison, je manque de volume!

Dans l'après midi Emanuela termine son 1er semi marathon en 2h18 et le soir on se retrouve au resto pour fêter ces belles réussites! Ce n'est que du bonheur malgré  la douleur! A chaque marathon je me promets que j'ai déjà fait assez et on m'y reprendra plus... mais ce n'est pas possible vu qu'avant de terminer celui ci je me suis inscrite déjà au suivant: marathon de Salon de Provence le 13 novembre chez Mireille qui fait partie de l'orga. Unique édition qui passe par la base aérienne, 500 dossards dont déjà moitié de partis. Dépêchez vous!

lundi 21 mars 2016

Semi marathons: Paris et Val de Marne

Je m’excuse mais depuis le début de l’année j’ai du mal à faire les comptes rendus des courses. J’ai l’impression que je n’ai pas grand-chose à raconter. Forcément, c’est reparti pour la chasse aux chronos, c’est pas vraiment passionnant pour tout le monde. Bitume, plat, le nez sur la montre.
Mes derniers semi marathons réussis datent de 2014, où j’ai enfin goûté à la joie de descendre sous la barre des 2 heures : 1h58’16 à Nogent sur Marne et Boulogne. L’année 2015 ne s’est pas prêtée aux réussites sur les semi (un abandon et un semi raté). Pourtant c’est la distance qui me réussit le mieux. Ni trop long, ni trop dans la souffrance qu’on éprouve sur 5 et 10. 
Cette année donc je suis repartie à la chasse des 11 km/h sur semi marathon cad 1h55 me feraient un grand plaisir. Par précaution je m’inscris sur le semi-marathon de Paris et de Val de Marne, à 2 semaines d’intervalle. Allez comprendre mon raisonnement mais c’est au cas où je ne puisse pas faire un des deux : je ne sais pas une crève à ce moment de la saison (tout le monde tousse et éternue dans les transports), un empêchement, panne des transports… Folle la fille. :ICON_FOU: 
Les entraînements se passent super bien, la FC est en baisse, je tiens l’allure semi sans aucun souci. En même temps 3x1200m. avec récup’ c’est pas grand-chose, tenir ça sur 21 km. c’est différent…
Arrive donc le premier semi, celui de Paris. J’y vais seule, aucun RDV de prévu… Consignes super bien organisées, le temps est correct, soleil, un peu de vent mais c’est presque idéal. SAS super, partent à 10’ d’intervalle. C’est parti et aucun encombrement, on ne se marche pas sur les pieds comme ça a pu être le cas lors des éditions précédentes. :) Je tiens une allure légèrement plus élevée que 11 km/h sans aucune difficulté. Mais Madame s’est crue peut être plus forte qu’il ne fallait : décidé de partir sans gourde à eau. Tout allait bien jusqu’au km. 9. Et au km. 10 les jambes ont refusé de coopérer. J’ai perdu les forces. A cause des faux plats montants ou à cause de non prise de ravitos, allez savoir. Impossible à relancer. C’est un peu rageant quand vous courez à 11 km/h et d’un seul coup retombez à 9 à mi-parcours, c’est un peu long à terminer et éprouver cette sensation d’impuissance. 8O Heureusement au km. 19 (je crois) il y a une ancienne cafeuse Atacama qui est venue exprès pour moi (et sans me le dire) en remontant le flot des coureurs pour me retrouver (vu ses capacités en CAP, elle n’a pas eu du mal). Elle m’a reconnue tandis qu’on se rencontrait pour la 1ère fois dans la vraie vie. :icon_fete: Ce fût un vrai moment de bonheur dans cette course parce qu’on a fait enfin connaissance en vrai et aussi parce que j’ai continué à trottiner et terminer dans un temps honorable de 2h06 et les brouettes ; tandis que je n’avais plus rien à faire de mon semi et voulais marcher. Cependant j’ai fait un geste très anti sportif, il faut le reconnaître : j’ai enlevé ma puce du dossard et je l’ai jeté, ne voulant pas être classée… :oops: 
Bref… je suis venue, j’ai couru… mais je n’ai pas vaincu.
Deux semaines se sont écoulées et me voilà hier au départ d’un autre semi-marathon, celui de Val de Marne. Toujours pas de crève, ni autre empêchement.
Semi super bien organisé, petit (un peu moins de 1000 participants), petits sas au départ avec les meneurs d’allure. Mais qu’est-ce que ça caille ! Gris, 5° et le vent bien glacial. 



Je retrouve un copain de mon club de tri et on se place sur le départ. Ce semi-marathon est super propice aux perfs. Très plat, il y a juste 4 montées sur les ponts. le 1er tour ça va, au 2ème ces ponts cassent bien les jambes.
Jusqu’au km. 13 c’est facile et puis je sens que ça commence à se corser…. arf, arf, arf ! saurais-je tenir ou le scénario sera le même ? Je prends soin de boire régulièrement et prendre la moitié du gel au 7ème et au 13ème. Je suis quasi seule, il n’y a quasiment pas de coureurs à mon niveau. Un petit groupe devant, parfois on me dépasse, certains partent et je n’arrive pas à les accrocher, une petite bataille avec quelques autres, on se dépasse tour à tour. Quand le vent est de face c’est vraiment difficile, heureusement que je n’ai pas froid. Les derniers 4 km. sont horriblement durs, au dernier km. même les crampes commencent à pointer le bout de leur nez, j’aurai l’air malin si les crampes me clouent à moins de 1 km. d’arrivée. Le mesurage de ce semi est juste parfait, ma montre sonne exactement aux marquages. Pour finir un tour d’honneur au stade, le chrono tourne, je m’arrache et finis en 1h55’08 temps réel. Je l’ai voulu le semi à 11 km/h, je l’ai enfin eu ! 


Et la récup’ s’est faite au retour dans un resto avec Gisèle. Largement reconstitué les 1145 calories dépensées.



Heu, au retour à la maison je m’en suis aperçue que j’ai couru avec le collant skin à l’envers… visiblement ça porte chance. :ICON_MDR: 
Ce sera place au marathon d’Annecy dans un mois mais avec plein de copines, ce sera bien plus joyeux ! :icon_bravo2:

lundi 21 décembre 2015

Bilan des compétitions 2015 que du bonheur une fois de plus



Cette année était encore riche en compétitions, en émotions, un peu moins en records personnels, mais toutefois quelques-uns…
1.     08/02/2015 4,5 km. Foulées de Vincennes                 4500   21'55"             12.3
5 km. de Foulées de Vincennes (qui ne font pas la distance exacte) Une petite amélioration du chrono par rapport à l’année dernière (22’25) mais c’est toujours bon à prendre J

2.     15/02/2015 15 km. Foulées de Charenton                15000  1h21'10"         11.1
Une vraie amélioration par rapport à l’année dernière (1h24’08) . La course que j’aime beaucoup, bien organisée et plate =D qui fait partie de mes classiques


3.     01/03/2015 Marathon du lac Baïkal                             42195  7h36'00
Enfin le rêve réalisé. Rêve qui a eu tout d’un cauchemar : 7h36 dans 20 cm. de poudreuse, puis sur la patinoire avec les tempêtes de neige et un blizzard à 70 km/h vers la fin par -15° et les bruits de glace qui bouge…
Mais… c’est mythique traverser ce lac mythique d’une rive à l’autre sur la glace, de plus où je suis née (oui enfin pas sur la glace, à une soixantaine km. de là). Sûre que ça ne s’oublie pas. I did it !



4.     19/04/2015 Humarathon - abandon                            10000   55'39"           10.78
Semi marathon qui s'est arrêté au 10 ème km.Reprise de compétition trop tôt après mon "exploit" et sans préparation réelle s’est soldée par un abandon et sans aucun regret. Trop chaud, douleur au genou. Les compétitions il y en aura d’autres !

5.     24/05/2015 Triathlon d'Enghien XS 400m/11km/3km          1h06'59"
Ouverture de la saison triathlon, ma 3ème participation à ce tri. Ni mieux, ni moins bien que l’année dernière. Le plaisir du triathlon, c’est tout !


6.     31/05/2015 Triathlon de Cergy - Natation                       650   15'42               2.50
Première expérience de triathlon en relais avec mes meilleures copines, que du bonheur ! de plus pour une fois j’ai fait vraiment une bonne natation (pour moi !)


7.     05/07/2015 Garmin Triathlon de Paris "M"  1500/40/9          3h39'15"
1er grand défi triathlon : boucler la distance M : ça c’est fait ! même si j’espérais faire un peu mieux en natation et en vélo.


8.     30/08/2015 Triathlon de Chantilly "M"       1700/45/10       4h10'10" 
2ème triathlon en « M ». Bonne natation, vélo aussi mais la course à pied désastreuse par 32° et parcours nature. Je suis très contente d’arriver au bout tout de même !


9.     20/09/2015 Marathon de Tours                                     42195     4h29'55"
Course « coup de tête » avec une prépa très courte mais la barre des 4h30 a été enfin franchie après 6 ans de « labeur ». 1er marathon en 2009 en 5h18…


10.  11/10/2015 Semi marathon de Rennes                          21100     2h07'25"
Course désastreuse niveau chrono mais il n’y a pas que le chrono dans la vie. J’ai eu la joie de revoir mon amie Calou que je n’ai pas vu pendant quelques années


11.  11/11/2015 Corrida d'Aulnay sous Bois                        10000     54'02
Course club sans préparation 10 km. de plus sur un parcours super vallonné. Loin de mes meilleurs chronos sur 10 km. mais je suis satisfaite. Course difficile et en préparation marathon on ne travaille pas vraiment la vitesse.

12.  29/11/2015 Marathon de la Rochelle                          42195     4h26'35"
Cerise sur le gâteau : amélioration du chrono encore de quelques minutes sur le marathon. Je ne m’attendais pas compte tenu la prépa un peu chaotique, période de beaucoup de travail et de stress et préparation marathon « plutôt en vélo ».



L’année prochaine : le grand défi half de Chantilly, sinon que des compétitions « ordinaires », retravailler la vitesse et se faire plaisir avant tout !

lundi 30 novembre 2015

Marathon de la Rochelle

Cette année je crois bien que j'ai fait les choses à l'envers, pas du tout en réfléchissant à la stratégie « je planifie bien ma saison comme il faut ». Peu après le marathon du lac Baïkal qui m'a pompé une certaine énergie pour ne pas dire une énergie certaine, je m'inscris au marathon de la Rochelle (qui est bien loin, ça me laissera le temps d'être au top d'ici là). Sauf que fin juillet sur un coup de tête je m'inscris sur celui de Tours le 20 septembre. Se coller 2 marathons en perf' en 2 mois d'intervalle c'est pas très sérieux, tout le monde le sait. :lol: Et courir en promenade je ne sais pas le faire.
Bref après Tours après une prépa très courte et sans trop de sorties longues il y a une semaine de repos et après il reste 9 semaines (suffisant normalement) pour repartir sur une autre prépa, ceci sans compter : une chute à vélo (pas bien grave mais avec un énorme hématome sur la cuisse et une douleur au genou), tout le mois d'octobre de folie au boulot avec un déplacement pro de 4 jours et travail intense et les nuits trop courtes. Quand les collègues et les clients viennent te voir et te disent : ouhhhh la la mais vous avez une mauvaise mine et les valises sous les yeux. 8O
Merciiii ! En toute objectivité je me regarde dans le miroir tous les matins en essayant désespérément masquer tout ça avec un anti cernes que j'ai payé une fortune mais rien n'y fait... :icon_confus:
Et puis à une des soirées je me retrouve à table avec Laurent, triathlète d'un très haut niveau qui me propose rapidement de changer la fin de ma prépa...en me collant les frac' courts, le renforcement musculaire avant les sorties pour travailler sur la fatigue, quelques sorties à jeun et mix sorties longues CAP-vélo.
bon hein il me reste 4 semaines, et de toute façon je n'ai rien à y perdre, et puis vu que j'adore le vélo je suis pas prête de laisser tomber ça, tant pis pour les gens qui considèrent que pour préparer un marathon il faut plutôt courir que pédaler. Miracle bulle de gomme je retrouve les bonnes sensations assez rapidement et la FC est en baisse.
Je vais à la Rochelle avec ma copine du club Amel et puis je dois y retrouver Hélène et ses amis (Ln75) pour ceux qui se rappellent. Hélène était sur CAF avant.
On va retirer nos dossards samedi, c'est la 25ème édition de ce marathon, la foule au retrait des dossards est énorme et avec la fouille des sacs ça ne facilite pas les choses. Quand on sort du bâtiment la foule devant c'est juste hallucinant, il y a une dame qui blague : 4h30 en fait c'est le temps pour récupérer votre dossard... 8)
Le soir on atterrit dans un resto qui ne paye pas de mine en réussissant à avoir la dernière table dispo mais avec le menu bien comme il faut la veille de la compétition : velouté au potiron, pâtes et panna cotta. :P
Le matin nous retrouvons Hélène (mais pas les garçons) pour cause départ séparé à la Rochelle (hommes jeunes d'un côté) et femmes et hommes V2 de l'autre (allez comprendre!).
La foule est telle que nous ne pouvons pas rentrer dans le SAS. D'un seul coup pas un seul bruit, c'est la minute de silence. Déjà ça, ça me fout le bourdon et quand on commence chanter la Marseillaise j'ai les larmes aux yeux. Beaucoup d'émotions parce que nous sommes là pour notre plaisir et loisir tandis que d'autres sont partis beaucoup trop tôt à cause de la folie humaine.
Et c'est parti. Pendant 1 km. impossible de se mettre dans l'allure, tellement c'est dense, puis je perds mes copines très rapidement. Il fait beaucoup trop doux et trop humide, ma FC est trop haute dès le début vers les 167, tandis que je devrai pas dépasser 160-163. :icon_exorbite: Je me demande combien de temps je vais tenir à ce rythme et quand est-ce que je vais « percuter » le mur. Par moments il y a des fortes rafales de vent de face et le parcours n'est pas plat du tout : que des faux plats et bien bien prononcés. Semi marathon passé en 2h07 selon ma montre, sinon je vois déjà que ce sera le marathon un peu à rallonge. J'étais doublée par les kenyans peu avant. Et puis juste après le semi j'ai un gros coup de mou, je ralentis. Arghhhh, je paye déjà ma FC trop haute ? Au 22ème km. on passe juste devant l'hôtel.... je ne sais pas : dans la mesure du possible, évitez les hôtels juste sur le parcours ; c'est terrible ! Bon ça baisse, ça baisse mais je maintiens quand même une allure au dessus des 9 km/h : 9,2-9,3 dès fois même plus. Le vent s'intensifie et il commence à pleuvoir. La pluie me fait du bien, ça rafraîchit. Par ailleurs j'ai un collant de compression, est-ce ça ou encore plus de renfo musculaire et vélo mais mes cuisses ne crient pas leur mère comme à Tours ;) , je suis juste fatiguée mais je double un nombre de gens qui marchent... J'ai mon camelbag, je ne m'arrêterai à aucun ravito et pas un pas en marchant... Les derniers km. sont interminables mais quand c'est dur on s'accroche à tout et n'importe quoi : je pense à mes amis et je n'aimerais pas qu'ils m'attendent pendant des plombs, à Laurent que je n'aimerais pas trop décevoir, je veux pas avaler quelques boutades non plus au sujet de ma prépa (tu vois, on t'avait dit) et je franchis la ligne en 4'26'35  en améliorant mon chrono par rapport à Tours de 3'20 officiellement et de 4'19 officieusement puisque il faut pas croire que les marathons font tous 42.195 m. (42.580 pour celui-ci) 8) Le parcours plus difficile et le vent qui n'arrangeait pas non plus...
Je retrouve mes amis qui ont tous terminé avec succès : les garçons en 3h57, ma copine Amel en 4h09, Hélène en 4h12 (20' d’amélioration) sur son 1er marathon de Strasbourg, qu'on avait couru ensemble fin 2012. :icon_fete: :icon_fete:

Et même si on est très heureux de nos satisfactions personnelles, ne pas oublier le plus important : pouvoir courir tout simplement... par les temps qui courent.